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MOTS-c : peptide d'origine mitochondriale, mécanismes d'action et preuves scientifiques

Attention concernant les preuves scientifiques : Cet article présente les résultats de recherches expérimentales et observationnelles. La plupart des données concernant l’activité de MOTS-c proviennent d’études cellulaires et animales. Les corrélations observées chez l’homme ne confirment ni l’efficacité thérapeutique ni la sécurité d’utilisation de ce peptide. Les doses et concentrations expérimentales sont présentées uniquement comme élément de l’exposé des études, et non comme instructions d’utilisation chez l’homme.

MOTS-c (ORF mitochondrial du type C de l’ARNr 12S) est un peptide relativement récemment caractérisé d’origine mitochondriale. Il se compose de 16 acides aminés et l’information sur sa structure est stockée dans la région de l’ARNr 12S du génome mitochondrial [1]. Dans des conditions physiologiques normales, MOTS-c se trouve principalement dans les mitochondries. Cependant, en réponse à un stress métabolique, il peut migrer vers le noyau cellulaire, où il influence l’expression des gènes responsables du maintien de l’homéostasie cellulaire [1].

Bien que l’information génétique concernant le MOTS-c se trouve dans l’ADN mitochondrial, le peptide lui-même est synthétisé dans la cytoplase, et non dans les mitochondries [1]. Cela découle des différences entre le code génétique mitochondrial et celui cytoplasmique, qui permettent l’exportation du transcript polyadenylique du MOTS-c vers la cytoplase et sa traduction. La séquence d’acides aminés du MOTS-c, notamment les 11 premières réserves d’acides aminés, présente un degré élevé de conservation évolutive chez les différentes espèces [1].

MOTS-c a été identifié lors d’études sur les signaux mitochondriels participant à la régulation du métabolisme. Des expériences ultérieures ont montré son rôle dans la régulation du métabolisme de la glucose et de la sensibilité à l’insuline, principalement via des voies signalétiques dépendantes de la kinase protéique activée par l’AMP (AMPK) [1].

On a également observé que le taux de MOTS-c dans le sang peut varier en fonction de l’âge, de l’état métabolique et des caractéristiques de la population étudiée. Cela suggère que le peptide peut participer à une régulation plus large du métabolisme de l’organisme dans son ensemble.

Le rôle métabolique et protecteur de MOTS-c dans le diabète et le stress métabolique

Des études expérimentales ont analysé le rôle potentiel du MOTS-c dans le métabolisme énergétique et la réponse de l’organisme au stress métabolique. Dans différents modèles cellulaires et animaux, une amélioration de l’utilisation du glucose, une augmentation de la sensibilité à l’insuline et des modifications bénéfiques dans le métabolisme lipidique ont été observées. Dans certaines études, il a également été constaté une réduction de l’augmentation de la masse corporelle et des lésions tissulaires.

Les effets observés ne se limitaient pas à la régulation du métabolisme. Ils concernaient également le cœur, l’intestin grêle, le système nerveux et la réponse immunitaire, notamment chez les modèles de diabète et les maladies liées au vieillissement.

Au niveau moléculaire, MOTS-c agit sur les voies responsables de la détection de l’énergie et de la réponse au stress cellulaire. Ces mécanismes peuvent aider les cellules à s’adapter au surcroît de nutriments, au stress oxydatif et à l’inflammation.

Globalement, les résultats des études indiquent que MOTS-c peut participer à la régulation de l’immunité métabolique de l’organisme et déclencher certaines réponses biologiques similaires aux adaptations observées lors de l’activité physique. Cela ne signifie toutefois pas que cette activité ait été confirmée cliniquement chez l’homme.

Lee et al. (2015) : identification de MOTS-c et régulation du métabolisme

Lee et ses collaborateurs (2015) ont identifié le MOTS-c comme un petit peptide codé par l’ADN mitochondrial [2]. Il se compose de 16 acides aminés et sa séquence est codée dans l’ARN mitochondrial.

Les scientifiques ont étudié l’action du MOTS-c dans les cellules musculaires ainsi que chez des souris exposées à un stress lié au vieillissement et à une alimentation riche en graisses.

Dans les cellules musculaires, MOTS-c inhibait l’activité de certains circuits métaboliques et activait AMPK — un enzyme qui sert de détecteur énergétique cellulaire et qui contribue à réguler l’utilisation du glucose.

Chez les souris MOTS-c, le développement de l’insulino-résistance liée au vieillissement et à une alimentation riche en graisses était prévenu. Les animaux recevant le peptide prennaient moins de poids et accumulaient moins de tissu graisseux. Ils présentaient également une meilleure maîtrise glycémique et une plus grande flexibilité métabolique, c’est-à-dire la capacité de l’organisme à adapter sa façon de produire de l’énergie aux conditions actuelles.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut contribuer au maintien d'un métabolisme normal en régulant les processus énergétiques qui se déroulent principalement dans les muscles.

Yin et al. (2022): MOTS-c dans le modèle de la diabète gestationnelle

Yin et ses collaborateurs (2022) ont évalué l'efficacité du MOTS-c dans le diabète gestationnel, un trouble caractérisé par une concentration élevée de glucose dans le sang pendant la grossesse [3].

Les chercheurs ont utilisé des souris gestantes nourries avec une alimentation riche en graisses, dont un stress chimique léger a également été provoqué afin de reproduire les caractéristiques de la maladie. MOTS-c a été administré quotidiennement tout au long de la gestation.

On a observé une diminution de la glycémie à jeun ainsi qu'une diminution du taux d'insuline dans le sang. La sensibilité à l'insuline s'est également améliorée.

Dans les expériences sur des cellules musculaires MOTS-c, il augmentait l’absorption de glucose, facilitant ainsi son passage à l’intérieur des cellules. Le peptide limitait également les dommages aux cellules de l’intestin grêle produisant de l’insuline et contribuait à maintenir leur capacité à sécréter ce hormone.

De plus, des résultats de grossesse plus favorables ont été observés. Chez les animaux traités avec MOTS-c, une augmentation excessive des poids des embryons était moins fréquente, et la mortalité des nouveau-nés était plus faible.

Les résultats suggèrent que le MOTS-c peut influer sur le métabolisme de la mère ainsi que sur le développement du fœtus dans un modèle expérimental de diabète gestationnel. Toutefois, ils ne constituent pas une preuve de sécurité ni d’efficacité de l’utilisation du peptide chez les femmes enceintes.

Kim et al. (2018): déploiement de MOTS-c dans le noyau cellulaire

Kim et ses collaborateurs (2018) ont étudié le mode d’action du MOTS-c à l’intérieur des cellules lors du stress métabolique [4].

Lorsque l’accès à la glucose ou à d’autres nutriments était limité, le MOTS-c se déplaçait des mitochondries vers le noyau cellulaire, où l’activité des gènes est régulée.

Ce processus dépendait de l'activation de l'AMPK.

Après avoir atteint le noyau de MOTS-c, il a influencé l’expression des gènes liés au métabolisme, à l’adaptation au stress et à la protection anti-oxydative.

Le peptide a également agi en collaboration avec NRF2 — un important régulateur des mécanismes de défense de la cellule contre les dommages oxydatifs.

MOTS-c a participé à l’activation de programmes génétiques qui aident les cellules à faire face au stress métabolique et oxydatif.

Les résultats indiquent que MOTS-c pourrait être un élément de la communication directe entre les mitochondries et le noyau cellulaire, permettant aux cellules d’adapter rapidement à l’insuffisance énergétique.

Tang et al. (2023) : l’impact du MOTS-c sur le cœur chez les personnes atteintes de diabète de type 2

Tang et ses collaborateurs (2023) ont analysé l’activité de MOTS-c chez des rats atteints de diabète de type 2 induit par une alimentation riche en graisses et par de faibles doses de streptozotocin [5].

Les chiens ont reçu des injections de MOTS-c à raison de 0,5 mg/kg de poids corporel par jour pendant huit semaines. Les résultats ont été comparés aux effets du travail aérobique et de l’association de MOTS-c avec des exercices.

MOTS-c a amélioré la structure et le fonctionnement du cœur. L’analyse microscopique a révélé des dommages plus faibles aux fibres musculaires du cœur et aux mitochondries.

Une amélioration du métabolisme de la glucose et des lipides a également été observée.

Le peptide a renforcé les mécanismes d’antioxydation du cœur en augmentant l’activité de la dismutase peroxydase et de la catalase, ainsi que le niveau de glycation. En même temps, il a réduit le taux de malonate dialdehydique, un indicateur des dommages oxydatifs.

Au niveau moléculaire, MOTS-c a activé les voies de signalisation AMPK et NRF2.

Les effets protecteurs les plus importants se sont produits dans le groupe où MOTS-c a été associé à un entraînement aérobique.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut reproduire certains effets biologiques de l’exercice physique et limiter les dommages cardiaques liés au diabète chez un modèle animal.

Chen et al. (2025): MOTS-c et fibrose hépatique associée au diabète

Chen et ses collaborateurs (2025) ont étudié l’activité de MOTS-c dans un modèle de fibrose hépatique liée au diabète de type 2 [6].

La fibrose se développe à la suite de lésions chroniques de la paroi hépatique et d’une accumulation excessive de composants extracellulaires, dont le collagène.

Les chercheurs ont utilisé des souris diabétiques et atteintes d’un endommagement de la paroi de l’intestin grêle déjà avancé. Trois approches expérimentales ont été comparées : l’administration de MOTS-c, un entraînement aérobique et une combinaison des deux interventions.

Chez les rats atteints de diabète, des troubles de la fonction hépatique ont été observés ainsi qu’une accumulation importante de collagène.

MOTS-c améliorait la structure de la paroi hépatique et réduisait la fibrose. Des effets similaires étaient observés avec les exercices aérobiques, tandis que la combinaison des deux interventions donnait les meilleurs résultats.

Les taux d’activité hépatique ont également augmenté dans les groupes ayant reçu des interventions.

Au niveau moléculaire, MOTS-c a activé le chemin Keap1–Nrf2, qui renforce les mécanismes d’oxydation cellulaire. Cela a conduit à une réduction de la quantité de radicaux libres dans les cellules hépatiques.

Parallèlement, le peptide inhibait le chemin TGF-β1–Smad2/3, impliqué dans la formation de la fibre musculaire.

Des études cellulaires ont confirmé ces observations. L’augmentation du niveau de MOTS-c a intensifié l’expression des gènes antioxydants et a réduit l’activité des gènes liés au fibrose. L’inhibition de MOTS-c a inversé ces effets.

Les résultats suggèrent que MOTS-c pourrait limiter le fibrose hépatique dans le diabète en renforçant la protection anti-oxydative et en inhibant les processus conduisant à la formation de cicatrices. Ces mécanismes rappelaient partiellement l’effet du sport aérobique.

Pham et al. (2025): Le métabolisme énergétique du cœur

Pham et ses collaborateurs (2025) ont examiné si MOTS-c pouvait améliorer la production d’énergie dans le cœur des rats atteints de diabète de type 2 [7].

La diabète a été induite par une alimentation riche en graisses associée à de faibles doses de streptozotocine. Les animaux ont ensuite été traités quotidiennement par des injections de MOTS-c à une dose de 15 mg/kg de poids corporel pendant trois semaines.

Chez les rats atteints de diabète qui n’avaient pas reçu le peptide, on a observé des concentrations élevées de glucose dans le sang, des dysfonctionnements de son métabolisme et un hypertrophie du muscle cardiaque.

Les mitochondries des cellules cardiaques présentaient une capacité réduite à utiliser l’oxygène lors de la production d’énergie, ce qui indiquait une performance métabolique diminuée.

L'administration de MOTS-c a réduit le taux de glucose à jeun et a limité l'hypertrophie cardiaque.

Au niveau cellulaire, une amélioration de la respiration mitochondriale et de l’utilisation de l’oxygène a été observée.

Le peptide limitait également la dégradation de l'ATP dans des conditions de manque d'oxygène, contribuant ainsi à maintenir les ressources énergétiques cellulaires.

Le niveau des formes réactives d'oxygène augmentait légèrement, mais restait dans la fourchette interprétée par les chercheurs comme une réponse adaptative normale.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut améliorer la performance mitochondriale et le métabolisme énergétique du cœur dans un modèle animal de la diabète de type 2.

Kim et al. (2019): modifications des métabolites circulants dans le sang

Kim et ses collaborateurs (2019) ont analysé l’effet du MOTS-c sur les indices métaboliques présents dans le sang de souris obèses induites par une alimentation [8].

Les souris ont reçu des injections de MOTS-c, puis les métabolites plasmatiques ont été analysés à l’aide d’une étude de dépistage approfondie, sans limiter préalablement l’analyse aux composés sélectionnés.

MOTS-c a réduit l’activité de plusieurs voies métaboliques qui sont habituellement activées dans l’obésité et le diabète.

Cela concernait notamment le métabolisme des sphingolipides, des monoacyloglicérides et des dikarboxylanes.

Ces voies sont liées à la lipogenèse et au stress métabolique.

En même temps, MOTS-c augmentait la dégradation des acides gras, limitait le dépôt des lipides et améliorait la sensibilité à l'insuline. Une meilleure régulation du taux de glucose dans le sang a également été observée.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut modifier le profil des métabolites circulants dans le sang de manière à favoriser une utilisation plus efficace de l’énergie et une meilleure réponse à l’insuline, ce qui, dans le modèle étudié, limitait les dommages métaboliques liés à l’obésité.

Yang et al. (2021): l’interaction entre MOTS-c et l’activité physique

Yang et ses collaborateurs (2021) ont étudié comment le MOTS-c et l’activité physique interagissent dans la régulation du métabolisme du glucose [9].

Une attention particulière a été accordée au cheminement AMPK–PGC-1α, qui participe au contrôle de la production d’énergie dans les muscles et à la formation de nouvelles mitochondries.

Dans les expériences sur les cellules musculaires, l’inhibition de l’AMPK a entraîné une diminution du niveau de PGC-1α et de MOTS-c.

La diminution du niveau de PGC-1α a également limité l’expression de MOTS-c.

Inversement, l’augmentation du niveau de PGC-1α ou l’ajout du MOTS-c recombinant augmentait le niveau de MOTS-c endogène, ce qui indiquait l’existence d’un effet de rétroaction positif.

Chez les souris obèses, le taux de MOTS-c dans les muscles et dans le sang était diminué.

L’entraînement sur tapis roulant a restauré le niveau de MOTS-c et a augmenté l’activité de PGC-1α, GLUT4 et la signalisation AMPK.

Ces modifications étaient accompagnées d’une amélioration de la sensibilité à l’insuline et du métabolisme du glucose.

Les résultats indiquent que MOTS-c et l’activité physique peuvent renforcer mutuellement leurs effets grâce à un même chemin régulant l’économie énergétique. Cela constitue une base pour de futures recherches sur leur signification dans l’insulino-résistance et la santé métabolique.

Wu et al. (2025): cardiomyopathie liée au diabète de type 1

Wu et ses collaborateurs (2025) ont étudié si MOTS-c pouvait protéger le cœur dans le modèle de cardiomyopathie liée au diabète de type 1 [10].

La cardiomyopathie diabétique est une maladie dans laquelle le diabète chronique entraîne des changements dans la structure et le fonctionnement du muscle cardiaque.

Chez les souris, une forme de diabète de type 1 a été induite par la streptozotocine. Après 12 semaines de développement de la maladie, MOTS-c a été administré de manière continue, en utilisant des pompes osmotiques sous-cutanées.

Chez les souris atteintes de diabète, on a observé une augmentation de la taille des ventricules cardiaques, une diminution de la capacité de pompage du sang et une remodelage anormal du muscle cardiaque.

L’administration de MOTS-c améliorait la fonction cardiaque générale et le fonctionnement des cellules.

La structure du muscle cardiaque était mieux conservée et les lésions tissulaires étaient moins importantes.

L’analyse microscopique a montré une réduction de la fibrose et une amélioration de l’intégrité tissulaire.

Au niveau moléculaire, le diabète affaiblit la signalisation AMPK et augmente l’intensité des processus inflammatoires dans le cœur.

MOTS-c a réactivé AMPK et a réduit les niveaux de marqueurs inflammatoires.

Les résultats suggèrent que l’administration prolongée de MOTS-c peut protéger le cœur dans un modèle animal de la diabète en améliorant l’équilibre énergétique et en réduisant l’inflammation.

Kong et al. (2021): la protection des cellules de l’estomac dans le diabète auto-immunitaire

Kong et ses collaborateurs (2021) ont étudié si le MOTS-c pouvait protéger les cellules de l’insuline dans l’intestin grêle contre la destruction induite par la diabète auto-immune [11].

Des souris NOD ont été utilisées, un modèle animal de la diabète de type 1 qui se développe suite à une attaque du système immunitaire contre les cellules de l’estomac.

L'administration de MOTS-c retardait ou prévenait l'augmentation de la concentration de glucose dans le sang.

L'analyse des tissus de l'estomac a révélé un flux beaucoup plus faible de cellules immunitaires vers les zones productrices d'insuline. Cela indiquait une réduction des lésions auto-immunes.

Dans les expériences impliquant le transfert de cellules immunitaires, les lymphocytes T prélevés sur des souris recevant MOTS-c ont provoqué le diabète moins fréquemment après leur transfert dans des souris ayant une déficience immunitaire.

Cela indiquait que MOTS-c modifiait directement le comportement des lymphocytes T.

Des analyses complémentaires ont montré que le peptide influençait l’activation et le métabolisme de ces cellules en régulant le chemin TCR–mTORC1, responsable du contrôle de leur activité et de l’utilisation de l’énergie.

MOTS-c a aidé les lymphocytes T à gérer le stress métabolique et à limiter leur activation excessive.

Dans les échantillons de sang de personnes atteintes de diabète de type 1, on a observé des concentrations inférieures de MOTS-c que chez les personnes en bonne santé.

Dans les études de laboratoire, le peptide a également limité l’activation des lymphocytes T humains dans des conditions de stress.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut protéger les cellules de l’intestin grêle en limitant les réponses immunitaires nocives. Ils indiquent également la nécessité de poursuivre les recherches sur son potentiel rôle dans le diabète auto-immunitaire.

Fu et al. (2024): stress oxydatif et inflammation du muscle cardiaque

Fu et ses collaborateurs (2024) ont étudié si MOTS-c pouvait limiter les dommages cardiaques causés par l’inflammation et le stress oxydatif liés au diabète [12].

La diabète a été induite chez les rats par une alimentation riche en sucre et en graisse, puis par de faibles doses de streptozotocin.

Les animaux ont reçu des injections de MOTS-c à raison de 0,5 mg/kg de poids corporel par jour pendant huit semaines.

Chez les rats atteints de diabète, on a observé un niveau élevé de produits métaboliques toxiques, une augmentation de l'expression de TXNIP et une activation de l'inflamomètre NLRP3, qui joue un rôle important dans le développement de l'inflammation.

L'administration de MOTS-c a réduit le stress oxydatif et a abaissé les niveaux de TXNIP et NLRP3 dans la paroi cardiaque.

L'inflammation du muscle cardiaque était moins intense et la structure tissulaire s'améliorait par rapport aux rats diabétiques qui n'avaient pas reçu le peptide.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut protéger le cœur dans le diabète en inhibant une voie inflammatoire importante déclenchée par le stress oxydatif.

Lu et al. (2019) : le métabolisme après la perte des œstrogènes

Lu et ses collaborateurs (2019) ont étudié le MOTS-c dans un modèle de dégradation du métabolisme liée à la ménopause, induite par une insuffisance oestrogénique [13].

Les ovaires des souris ont été supprimés, ce qui a entraîné une augmentation de la masse corporelle, une accumulation de tissu graisseux, une exacerbation de l’inflammation et le développement d’une insulino-résistance.

L’administration de MOTS-c a empêché une augmentation excessive de la masse corporelle et a contribué à maintenir la sensibilité à l’insuline.

Le peptide a augmenté l’activité de la masse graisseuse brune, qui participe à la combustion des substrats énergétiques et à la production de chaleur.

Cela a conduit à une augmentation de la consommation totale d'énergie.

Dans la masse graisseuse blanche, MOTS-c limitait le stockage de graisse et l’arrivée de cellules immunitaires, réduisant ainsi l’intensité de l’inflammation.

Le taux d’acides gras dans le sang diminuait également, et la quantité de graisse accumulée dans la foie était moindre.

Au niveau moléculaire, MOTS-c a activé AMPK, un important régulateur du métabolisme énergétique et lipidique.

Le blocage de l’AMPK a limité les effets bénéfiques observés après l’administration de MOTS-c, confirmant le rôle important de ce chemin de signalisation.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut participer au maintien d’une fonction adéquate de la masse graisseuse et à la réduction des troubles métaboliques liés à un déficit d’œstrogènes.

Li et al. (2022): L’activité MOTS-c et les effets du travail aérobique

Li et ses collaborateurs (2022) ont analysé l’impact du MOTS-c sur la maladie cardiaque associée au diabète et ont vérifié si les effets observés correspondaient à ceux d’un entraînement aérobique [14].

Des rats atteints de diabète de type 2 induit par une alimentation riche en graisse et en sucre et à faible dose de streptozotocin ont été utilisés.

Les animaux ont reçu soit MOTS-c soit un entraînement aérobique. Ensuite, la structure et la fonction du cœur ainsi que l'expression des gènes ont été évalués.

Chez les rats atteints de diabète, on a observé une diminution de la fonction cardiaque et une remodélisation anormale du muscle cardiaque.

Tant MOTS-c que l’exercice physique améliorèrent considérablement la structure du cœur et rétablirent sa capacité à pomper le sang.

Le rétrécissement des parois des cellules, l’augmentation de la taille des ventricules cardiaques et la faiblesse du rythme cardiaque ont diminué.

L'analyse de l'expression des gènes a montré que MOTS-c répliquait de nombreux effets moléculaires liés à l'effort physique.

Elles comprenaient une réduction de l’inflammation, une diminution de la mort des cellules cardiaques, une intensification de la formation de nouveaux vaisseaux sanguins et une amélioration de la migration et de la croissance des cellules de la paroi des vaisseaux sanguins.

Il est important de noter que MOTS-c active le chemin de signalisation NRG1–ErbB4, qui participe à la survie et à la réparation des cellules cardiaques ainsi qu’au maintien de la santé des vaisseaux sanguins.

Globalement, les résultats suggèrent que MOTS-c peut améliorer le fonctionnement cardiaque chez les personnes atteintes de diabète en activant certains mécanismes protecteurs qui sont également activés lors de l’entraînement aérobique.

Figure 1. L’action métabolique et protectrice du MOTS-c dans le diabète et le stress métabolique (sur la base d’études sur les animaux).

Wang et al. (2023) : régénération du muscle cardiaque et fonction mitochondriale

Wang et ses collaborateurs (2023) ont étudié si MOTS-c pouvait limiter les dommages cardiaques et améliorer le fonctionnement du cœur chez des rats atteints de diabète [15].

La diabète a été induite par une alimentation riche en sucre et en graisse combinée avec la streptozotocine. Cela a conduit à une détérioration des mitochondries, à une augmentation de la mort cellulaire et à des perturbations de la contraction et de la relaxation du muscle cardiaque.

Les rats ont reçu MOTS-c pendant huit semaines. À la fin de l’expérience, une amélioration de la structure et de l’intégrité des mitochondries dans les cellules cardiaques a été observée. En même temps, la fonction contractile et relaxante a également été significativement améliorée.

La séquence des gènes a montré que MOTS-c influait sur l’activité de 47 gènes liés aux dommages cardiaques dans le cadre de la diabète. Ces modifications concernaient la régulation de l’inflammation, la formation des vaisseaux sanguins, le métabolisme des lipides et la survie des cellules.

Au niveau moléculaire, MOTS-c limitait la mort des cellules cardiaques en réduisant le niveau de CCN1 et en inhibant le chemin ERK1/2. Cela conduisait à une diminution de l’activité d’EGR1, un gène régulateur impliqué dans la dégradation défavorable du cœur.

Les résultats indiquent que MOTS-c peut limiter les dommages au muscle cardiaque et aider à maintenir son fonctionnement normal en réduisant la mort cellulaire et en améliorant le fonctionnement des mitochondries dans un modèle animal de la diabète.

Kong et al. (2025): vieillissement des cellules de l’estomac

Kong et ses collaborateurs (2025) ont analysé si MOTS-c pouvait limiter l’aggravation des fonctions des cellules de l’insuline produites par les cellules de l’estomac avec l’âge, qui jouent un rôle important dans le développement du diabète [16].

L’étude a inclus des souris âgées, des souris atteintes d’une insulino-résistance et des modèles de diabète auto-immunitaire.

Dans tous les modèles, l’âge et le développement de la maladie étaient associés à une diminution significative du niveau de MOTS-c dans les lobes de la glande thyroïde.

Lorsque les îles pancréatiques vieillissantes ont été exposées à MOTS-c, les taux de vieillissement cellulaire ont diminué et l’activité des gènes s’est orientée vers des schémas caractéristiques d’un état métabolique plus favorable.

Chez les animaux vivants, MOTS-c a amélioré la sécrétion d’insuline et la tolérance au glucose dans les modèles d’insulino-résistance et de diabète auto-immunologique.

Il s’avère que le peptide a concrètement réduit les marqueurs de vieillissement cellulaire et a contribué à maintenir la structure et la fonction des cellules produisant de l’insuline.

Dans les échantillons provenant d'individus humains, on a constaté que les personnes atteintes de diabète de type 2 avaient des concentrations de MOTS-c dans le sang significativement plus faibles que les personnes en bonne santé.

Globalement, les résultats suggèrent que MOTS-c peut ralentir le processus de vieillissement des cellules de l’intestin grêle et aider à maintenir leur capacité à sécréter de l’insuline. Toutefois, ils ne prouvent pas que l’administration du peptide ralentisse le développement du diabète chez les humains.

Xu et al. (2024) : neuropathie diabétique douloureuse

Xu et ses collaborateurs (2024) ont étudié si MOTS-c pouvait influer sur la neuropathie diabétique douloureuse, c’est-à-dire une complication fréquente et gênante de la diabète liée à une atteinte des nerfs [17].

Chez les souris atteintes de diabète sucré induit par la streptozotocin, le niveau naturel de MOTS-c a diminué considérablement tant dans le sang que dans le système nerveux central.

Les animaux ont montré des concentrations élevées de glucose, une perte de masse corporelle et une sensibilité accrue au mal, notamment à un léger toucher et à une température élevée.

Après l’administration de MOTS-c, la glycémie s’est améliorée, la masse corporelle s’est stabilisée et la sensibilité aux stimuli douloureux a nettement diminué.

Cependant, le blocage du chemin AMPK a supprimé ces effets, ce qui indiquait son importance cruciale.

Au niveau moléculaire, MOTS-c a augmenté l’activité d’AMPK et de PGC-1α dans le noyau nerveux. Cela a favorisé la régénération des mitochondries, a limité l’activation excessive des cellules immunitaires dans la moelle épinière et a réduit les signaux inflammatoires.

En conséquence, on a observé une intensité moindre de l’inflammation de la moelle épinière et de la signalisation de la douleur.

Les résultats indiquent que MOTS-c peut réduire les symptômes douloureux de la neuropathie diabétique dans un modèle animal grâce à une amélioration de la fonction mitochondriale, une réduction de l’inflammation et une régulation du métabolisme énergétique. Il reste toutefois à savoir dans quelle mesure ces effets sont indépendants des changements dans les comportements liés à la douleur.

MOTS-c dans la protection des muscles, la régénération des tissus et l’adaptation à l’effort physique

Les études ont analysé le rôle potentiel du MOTS-c dans la conservation de la masse musculaire, la réparation des tissus et l’adaptation de l’organisme au stress et à l’activité physique.

Les résultats des études observationnelles chez l’homme, des expériences cellulaires et des expériences sur des animaux suggèrent que MOTS-c peut limiter la perte musculaire, améliorer ses propriétés et aider à maintenir la force dans des conditions d’obésité, d’immobilisation, de vieillissement et de stress métabolique.

Outre les muscles, le peptide a également été étudié en ce qui concerne la réparation des membranes cellulaires, le maintien de la structure osseuse, le fonctionnement des vaisseaux sanguins et l’adaptation cardiaque.

Ces processus impliquent des voies régulatrices du métabolisme énergétique, de la survie des cellules et de la réponse au stress.

Kumagai et al. (2021): MOTS-c et perte de masse musculaire

Kumagai et ses collaborateurs (2021) ont étudié l’impact du MOTS-c sur la perte musculaire liée à l’obésité, à l’insulino-résistance et au stress métabolique [18].

Les scientifiques ont combiné l’analyse des données provenant d’êtres humains avec des expériences menées sur des cellules et des animaux.

Chez les humains, une concentration plus élevée de MOTS-c dans le sang était associée à un niveau inférieur de myostatin — une protéine qui inhibe la croissance musculaire et favorise leur disparition.

Dans les cellules musculaires exposées à l'action des acides gras, MOTS-c empêchait la diminution de leur taille et contribuait à maintenir leur structure normale.

De même, chez les souris obèses induites par une alimentation riche en peptides, ce dernier diminuait le taux de miostatin dans le sang et améliorait les indices liés à la conservation musculaire.

Au niveau moléculaire, MOTS-c a activé un chemin de signalisation comprenant CK2, PTEN, mTORC2 et AKT.

En conséquence, l'activité de FOXO1, un régulateur de l'expression des gènes impliqués dans les processus de perte musculaire, était inhibée.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut protéger les muscles en limitant la signalisation myostatinique et en inhibant les mécanismes conduisant à la dégradation de la masse musculaire lors du stress métabolique.

Kumagai et al. (2024): CK2 comme cible moléculaire directe de MOTS-c

Suite à des études précédentes, Kumagai et ses collaborateurs (2024) ont identifié un objectif moléculaire direct grâce auquel MOTS-c pourrait protéger les muscles [19].

Dans les tests biochimiques, il a été démontré que MOTS-c se lie physiquement à CK2 et active cet enzyme qui participe à la régulation de la survie des cellules et du métabolisme.

Chez les souris, l'administration systémique de MOTS-c prévint la perte musculaire et augmenta l'absorption de glucose par la masse musculaire.

Lorsque l’activité de la CK2 a été bloquée, la plupart de ces effets ont disparu. Cela indiquait que l’activation de la CK2 était essentielle au fonctionnement de MOTS-c.

Curieusement, MOTS-c a activé CK2 dans les muscles squelettiques, mais il a inhibé son activité dans la masse graisseuse. Cela indiquait une régulation de cette enzyme dépendante de la nature de la masse tissulaire.

Les chercheurs ont également analysé le variant MOTS-c, qui est présent naturellement chez les humains et est marqué par la lettre K14Q.

Ce variant n'était ni associé au CK2 ni activé par lui. Il n'a également montré aucun effet protecteur contre la perte musculaire et les dysfonctionnements métaboliques dans les modèles étudiés.

Les données génétiques indiquaient que les hommes porteurs du variant K14Q présentaient un risque accru de perte de masse musculaire et de diabète de type 2, surtout à un âge avancé et avec une faible activité physique.

Les résultats soutiennent l’interprétation selon laquelle CK2 est un important médiateur du fonctionnement métabolique et protecteur du MOTS-c sur les muscles.

Jia et al. (2024) : réparation des membranes cellulaires endommagées

Jia et ses collaborateurs (2024) ont découvert que MOTS-c peut directement participer à la réparation des membranes cellulaires endommagées, ce qui est important pour la santé et la régénération musculaire [20].

Dans les études menées chez l'homme, des concentrations plus élevées de MOTS-c dans le sang étaient associées à une plus forte teneur en mitochondries et à une expression plus élevée de TRIM72, une protéine impliquée dans la réparation des dommages aux membranes des cellules musculaires.

L'effort physique modéré augmentait la libération de MOTS-c et favorisait son déplacement vers les sites d'endommagement de la membrane, où il interagissait avec TRIM72.

Dans les expériences cellulaires, MOTS-c limitait les dommages aux membranes induits par le stress mécanique.

Cependant, après l'inhibition de TRIM72, l'action protectrice a disparu, ce qui indiquait un mécanisme de réparation dépendant de cette protéine.

Ce dernier n'a en revanche pas nécessité l'activation de l'AMPK.

MOTS-c était directement lié au fragment final de TRIM72 et aidait à déplacer rapidement cette protéine vers les sites d’endommagement.

En même temps, MOTS-c améliorait la réparation des membranes chez des animaux dépourvus de TRIM72. Dans ce cas, il était lié à un lipid de la membrane PtdIns(4,5)P₂, qui soutient la fusion des vésicules cellulaires.

Dans les modèles de lésions cardiaques, le peptide contribuait à maintenir l’intégrité des membranes et améliorait le fonctionnement de l’organe.

Globalement, les résultats indiquent que MOTS-c peut soutenir la réparation des membranes cellulaires à la fois par des mécanismes dépendants des protéines et par une interaction directe avec les lipides.

Leciejewska et al. (2025): différences entre les types de fibres musculaires

Leciejewska et ses collaborateurs (2025) ont étudié comment le MOTS-c affecte différents types de cellules musculaires [21].

Des cellules musculaires à un métabolisme oxydatif, qui utilisent davantage les processus liés à la résistance, ont été comparées à des cellules glycolytiques, adaptées à l’obtention rapide d’énergie.

MOTS-c a été étudié à des concentrations jugées physiologiquement importantes, de 10 à 100 nM.

Dans les cellules musculaires oxydantes, le peptide a augmenté la survie, a activé rapidement la signalisation ERK et a favorisé la différenciation des cellules en augmentant l'activité des facteurs importants responsables du développement musculaire.

Ces cellules utilisèrent plus efficacement les graisses et accumulèrent moins de lipides dans des conditions de stress.

En revanche, dans les cellules glycolytiques MOTS-c, la survie ni la différenciation n'ont pas été améliorées. On a observé une accumulation plus importante de lipides dans ces cellules.

Il est important de noter que MOTS-c inhibait la prolifération des cellules des deux types, ce qui suggérait un rôle commun dans la régulation de la croissance cellulaire.

Les résultats indiquent que l'action de MOTS-c dépend du type de fibres musculaires et peut favoriser particulièrement le fonctionnement des cellules oxydantes, essentielles à la résistance, à la stabilité métabolique et à la résistance à la perte musculaire.

Lu et al. (2019): MOTS-c et l’adaptation au froid

Lu et ses collaborateurs (2019) ont étudié si MOTS-c pouvait soutenir l’adaptation de l’organisme à des températures basses en augmentant la production de chaleur dans la masse graisseuse [22].

L’exposition à la froid diminuait le niveau naturel de MOTS-c dans le sang, ce qui suggérait une diminution de sa disponibilité lors du stress.

Les chercheurs ont donc administré MOTS-c pour vérifier s’il pouvait améliorer la tolérance au froid.

Les animaux recevant le peptide ont mieux supporté la basse température et ont montré une diminution de la température corporelle moindre.

Le dépôt de graisse dans la foie a également été réduit, ce qui indiquait une amélioration de la stabilité métabolique.

Au niveau tissulaire, MOTS-c augmentait l’activité des gènes responsables de la production de chaleur dans la masse graisseuse brune.

Il favorisait également la transformation de la masse graisseuse blanche en une forme plus thermogénique. Ce processus est appelé brunissement de la masse graisseuse.

MOTS-c a également activé la signalisation ERK. Le blocage de cette voie empêchait la croissance de l'expression des gènes thermogéniques.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut renforcer l’adaptation au froid en augmentant la production de chaleur dans la graisse par l’intermédiaire d’un chemin dépendant de l’ERK.

Li et al. (2025): la protection de la cartilage dans la maladie d'arthrose des articulations

Li et ses collaborateurs (2025) ont analysé si MOTS-c pouvait protéger l’arthrite, une maladie qui se caractérise par une inflammation, un stress mécanique et des dysfonctionnements métaboliques [23].

Dans les modèles cellulaires et chez les souris, MOTS-c améliorait le fonctionnement des mitochondries et réduisait le stress oxydatif dans les cellules de la membrane synoviale.

En conséquence, il limitait nettement la piroptosis, c'est-à-dire la forme inflammatoire de la mort programmée des cellules.

Au niveau moléculaire, MOTS-c a activé Nrf2, ce qui a conduit à une inhibition de TXNIP et à l’empêchement de l’activation de NLRP3, un important régulateur de l’inflammation et des lésions de la membrane conjonctive.

Le peptide a réduit le niveau de cytokines inflammatoires et d’enzymes dégradants de la membrane conjonctivale, tout en favorisant la régénération des composants normaux de la matrice extracellulaire.

Chez les souris atteintes de la maladie dégénérative des articulations MOTS-c ralentissait la dégradation de la cartilage et contribuait à maintenir la structure des articulations.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut protéger les articulations en améliorant la fonction mitochondriale, en réduisant l’inflammation et en inhibant la dégradation de la cartilage.

Figure 2. L’importance biologique potentielle du MOTS-c dans différentes tissus (basée sur des études sur les animaux).

Yuan et al. (2023) : augmentation adaptative du muscle cardiaque

Yuan et ses collaborateurs (2023) ont étudié si MOTS-c pouvait provoquer chez l’homme des effets similaires à ceux de l’adaptation à l’effort physique en activant les voies responsables de sa croissance physiologique [24].

Les souris ont reçu MOTS-c, ont participé à un entraînement aérobique ou ont été exposées à ces deux interventions. Ensuite, la structure et le fonctionnement du cœur ont été évalués de manière détaillée.

Les deux interventions ont augmenté la masse cardiaque de manière interprétée comme une adaptation physiologique, et non comme une hypertrophie pathologique.

Les fibres du muscle cardiaque devenaient plus épaisses et plus ordonnées.

Parallèlement, le fonctionnement du cœur s’améliorait. On a observé une activité cardiaque plus lente, un meilleur relâchement et un plus fort contraction.

Il est important de noter que la pression à l'intérieur du cœur en repos n'augmentait pas, ce qui confirme l'interprétation selon laquelle les changements étaient bénéfiques.

Au niveau moléculaire, MOTS-c et l’entraînement aérobique ont activé le même chemin impliquant NRG1 et ErbB4, ainsi qu’une diminution de l’expression de C/EBPβ.

Ce profil de signalisation favorise la croissance physiologique du muscle cardiaque et améliore sa performance.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut imiter certains effets de l’entraînement aérobique en activant les voies impliquées dans l’adaptation correcte du cœur.

Kumagai et al. (2024) : perte musculaire due à l’immobilisation

Kumagai et ses collaborateurs (2024) ont examiné si le MOTS-c pouvait prévenir la perte musculaire due à l’immobilisation, laquelle reproduit la restriction de l’activité observée après les traumatismes, à un âge avancé et lors de maladies chroniques [25].

Les mâles de souris ont été immobilisés pendant huit jours. Durant cette période, ils ont reçu des injections quotidiennes de MOTS-c à une dose de 15 mg/kg de poids corporel.

Le seul immobilisation a entraîné une perte d'environ 15% de la masse musculaire.

Par contre, les souris recevant MOTS-c perdent seulement environ 5% de leur masse musculaire.

Au niveau moléculaire, MOTS-c rétablit les signaux importants liés à la conservation de la masse musculaire, notamment la régulation des protéines AKT et FOXO, dont l’activité est perturbée lors de la perte musculaire.

En outre, il réduisait significativement le niveau des marqueurs inflammatoires dans le sang.

L'analyse de l'expression des gènes a montré que MOTS-c inhibait l'activité des voies responsables de la formation et du stockage du gras dans les muscles.

Cela a également été confirmé par la constatation d'une accumulation moindre de lipides dans la masse musculaire.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut protéger contre la perte musculaire due à l’inactivité en limitant l’inflammation, en réduisant l’accumulation de graisse et en rétablissant les signaux favorisant la conservation de la masse musculaire.

Wei et al. (2020): sténose des vaisseaux sanguins

Wei et ses collaborateurs (2020) ont étudié si MOTS-c pouvait limiter l’athérome des vaisseaux sanguins et protéger le cœur contre des dommages secondaires [26].

Chez les rats, une sténose des vaisseaux sanguins a été induite par l’administration de vitamine D₃ et de nicotine. Ce modèle conduit également à une remodelage cardiaque défavorable.

Par la suite, les animaux ont reçu des doses de MOTS-c d'une dose de 5 mg/kg de poids corporel par jour pendant quatre semaines.

On a observé une limitation nette de la dilatation des vaisseaux sanguins.

Au niveau moléculaire, MOTS-c a augmenté l’activation de l’AMPK, une voie favorisant l’équilibre métabolique et réduisant l’inflammation.

En même temps, il réduisait l'expression du récepteur de l'angiotensine II type 1 et du récepteur de l'endothéline type B. Ces deux récepteurs participent à la régulation de la tension artérielle, aux processus inflammatoires et à la régénération tissulaire.

MOTS-c a également amélioré la structure du cœur en limitant les modifications secondaires induites par l’ostéoporose des vaisseaux sanguins.

La pression artérielle, la fréquence cardiaque et la masse corporelle sont restées stables, et aucun effet indésirable n'a été observé dans les paramètres étudiés.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut protéger les vaisseaux sanguins et le cœur en activant AMPK et en réduisant la signalisation vasculaire néfaste.

Wu et al. (2023) : la protection du cœur lors de la septicémie

Wu et ses collaborateurs (2023) ont étudié si MOTS-c pouvait protéger le cœur lors de la septicémie, une maladie inflammatoire grave qui peut entraîner une insuffisance cardiaque [27].

Dans le modèle de cardiomyopathie septicogène induite par la toxine bactérienne MOTS-c, l’état inflammatoire du muscle cardiaque était significativement réduit.

Les niveaux des marqueurs inflammatoires, tels que l'IL-1β, l'IL-4, l'IL-6 et le TNF-α, diminuaient.

Les concentrations des indicateurs de dommages cardiaques dans le sang, notamment la CK-MB et la troponine cardiaque T, ont également diminué.

En outre, MOTS-c améliorait le fonctionnement des mitochondries, réduisait le stress oxydatif et prévint la mort des cellules musculaires cardiaques.

Au niveau moléculaire, il a activé les voies protectrices AMPK, AKT et ERK, tout en inhibant les voies inflammatoires telles que JNK et STAT3.

Il est important de noter que le blocage de l’AMPK a entraîné l’élimination de tous les effets protecteurs de MOTS-c.

Cela indiquait que l'activation de l'AMPK était essentielle pour le fonctionnement du peptide dans ce modèle.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut protéger le cœur lors de la septicémie en réduisant l’inflammation, rétablissant l’équilibre énergétique et en empêchant la perte de cellules.

Ran i wsp. (2021): MOTS-c et la thérapie génique de la dystrophie musculaire de Duchenne

Ran et ses collaborateurs (2021) ont étudié si MOTS-c pouvait augmenter l’efficacité de la thérapie génique dans la dystrophie musculaire de Duchenne, une maladie grave qui entraîne une perte progressive des muscles [28].

Des souris atteintes de dystrophie musculaire ont été utilisées, ainsi que des cellules musculaires exposées à des médicaments utilisant un mécanisme de détournement des exons, appelé PMO.

Les souris ont reçu MOTS-c en quantité de 500 microgrammes par dose, en parallèle avec une thérapie PMO à une dose de 12,5 mg/kg par semaine pendant trois semaines. Puis, l’administration a été poursuivie une fois par mois pendant trois mois.

MOTS-c augmentait le taux de glucose et la production d'énergie dans les cellules musculaires, créant des conditions favorables à l'absorption des PMO.

En conséquence, la réplication de la dystrophine dans les différents muscles augmentait considérablement.

Au niveau de la membrane muqueuse, le niveau de dystrophine augmentait jusqu'à 25 fois par rapport au traitement seul avec PMO.

La fonction musculaire s’améliorait également et aucun effet toxique n’a été observé dans l’étude.

Les résultats suggèrent que MOTS-c pourrait agir comme un modulateur du métabolisme, augmentant la fourniture et l'efficacité des médicaments dans les muscles souffrant de déficit énergétique. Cela justifie la poursuite de l'étude de sa potentialité comme élément d'appui à la thérapie de la dystrophie musculaire.

Hyatt (2022): MOTS-c et le travail long et intensif et la performance physique

Hyatt (2022) a étudié la façon dont le MOTS-c réagit à un entraînement prolongé et si une administration unique de peptide pourrait améliorer la performance physique [29].

Chez les souris qui pouvaient courir volontairement pendant quatre à huit semaines, le niveau de MOTS-c augmentait de 1,5 à 5 fois dans différentes muscles des membres inférieurs.

Ces concentrations élevées se sont maintenues pendant six semaines après la fin de l'entraînement, ce qui indiquait la nature à long terme des changements.

L’augmentation du niveau de MOTS-c était étroitement liée à une augmentation de la quantité d’ADN mitochondrial. Cela suggérait que le développement des mitochondries induit par l’entraînement augmente également les ressources de MOTS-c.

Dans des expériences séparées, une seule injection de MOTS-c à une dose de 15 mg/kg améliorait la performance physique à court terme chez des souris non conditionnées.

Le temps de course a été augmenté de 12% minutes et le parcours parcouru de 15% minutes.

En outre, après la course vers le bas, MOTS-c se déplaçait vers les cellules musculaires fibres myocytaires non-constrictives, ce qui suggérait son rôle dans l’adaptation au stress.

Les résultats indiquent que MOTS-c peut jouer un rôle de signal réactif à l’effort physique, soutenir la résistance et le fonctionnement des mitochondries et aider à maintenir l’immunité métabolique lors de périodes d’activité réduite.

Yan et al. (2019) : la protection des os contre les dommages causés par les particules de dégradation des implants

Yan et ses collaborateurs (2019) ont étudié si MOTS-c pouvait protéger les os contre les dommages causés par les petites particules issues de l’usure des implants articulaires [30].

Dans le modèle animal, de petites particules de plastique ont provoqué une inflammation intense et la destruction de la moelle osseuse.

Cependant, après l'administration de MOTS-c, la perte osseuse était beaucoup plus faible et l'inflammation locale était réduite.

Au niveau cellulaire, MOTS-c influençait la signalisation dans la moelle osseuse, augmentant le rapport entre l'ostéoprotegérine et le RANKL.

Cette modification contribue à limiter la résorption excessive des os.

En même temps, MOTS-c inhibait la signalisation inflammatoire dans les cellules immunitaires présentes dans la moelle osseuse en réduisant l'activation de NF-κB et STAT1.

Il est important de noter que l’augmentation artificielle de la tension oxydative ou le blocage des voies AMPK et PGC-1α ont entraîné une perte de l’effet protecteur de MOTS-c.

Les résultats suggèrent que le peptide peut limiter la destruction osseuse induite par les particules d’usure des implants en réduisant l’inflammation et en rétablissant la communication normale entre les cellules osseuses via un chemin dépendant de l’AMPK.

Ming et al. (2016) : perte osseuse liée à un déficit d’œstrogènes

Ming et ses collaborateurs (2016) ont étudié si MOTS-c pouvait prévenir la perte de tissu osseux due à un déficit d’œstrogènes, qui est l’un des principaux facteurs de développement de l’ostéoporose après la ménopause [31].

Les ovaires des souris femelles ont été retirés, puis des injections quotidiennes de MOTS-c d'une dose de 5 mg/kg de poids corporel ont été administrées pendant 12 semaines.

En conséquence, la volume et la structure des os ont été mieux conservées, ce qui a été confirmé grâce à des images de haute résolution de l’architecture osseuse.

Dans les études cellulaires, MOTS-c a considérablement réduit la formation d'ostéoclastes, c'est-à-dire des cellules responsables de la dégradation de la structure osseuse.

Au niveau moléculaire, le peptide a augmenté l’activation de l’AMPK, une voie impliquée dans le maintien de l’équilibre métabolique des os et la régulation énergétique.

Après l’inhibition de l’AMPK, l’effet protecteur de MOTS-c sur les os a été partiellement supprimé.

Les résultats indiquent que MOTS-c peut limiter la perte osseuse liée à un déficit hormonal en réduisant la résorption osseuse via l’activation de l’AMPK.

Sidorenko et al. (2025): la protection des muscles lors d’un repos mécanique

Sidorenko et ses collaborateurs (2025) ont étudié si MOTS-c pouvait prévenir la perte musculaire induite par le repos mécanique, qui reproduit les conditions d’immobilisation, le repos prolongé, le vieillissement et la microgravité [32].

Des mâles de rats ont été soumis à une suspension des membres postérieurs pendant sept jours. Pendant cette période, les animaux ont reçu des injections quotidiennes de MOTS-c.

Chez les animaux qui n’ont pas reçu le peptide, on a observé une fatigue musculaire intense, une diminution de la fraction des fibres lisses musculaires et une perte générale de tissu musculaire.

En revanche, les rats traités avec MOTS-c présentaient une force musculaire plus élevée et montraient une fatigue beaucoup moindre.

L’analyse musculaire a confirmé la présence de caractéristiques caractéristiques des fibres lisses et la limitation de la perte musculaire.

Au niveau moléculaire, MOTS-c a maintenu des signaux importants responsables de la synthèse des protéines, notamment la phosphorylation de l’Akt et de GSK3β, et a contribué à maintenir le niveau d’ARN ribosomal nécessaire à la production des protéines.

Le peptide a également inhibé l’expression des gènes liés à la perte musculaire, tels que MuRF1 et Atrogin-1.

En même temps, il a conservé les marqueurs de la formation des mitochondries et de la signalisation associée à l'AMPK.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut aider à maintenir le métabolisme, la structure et la résistance musculaires pendant les périodes d’activité réduite. Cela justifie la poursuite de l’étude de son potentiel dans la lutte contre la perte musculaire due à l’immobilisation.

Yuan et al. (2021): MOTS-c et le fonctionnement du cœur lors d’un entraînement aérobique

Yuan et ses collaborateurs (2021) ont étudié l’impact du MOTS-c sur le fonctionnement du cœur lors d’un entraînement aérobique [33].

On sait que l’activité physique augmente naturellement le niveau de MOTS-c, et des études expérimentales indiquent que le peptide lui-même peut améliorer la performance physique.

Les scientifiques ont donc examiné si l’administration de MOTS-c pendant l’entraînement pouvait améliorer davantage le fonctionnement du cœur.

Les rats ont reçu MOTS-c en même temps que leur entraînement aérobique, et le rythme cardiaque a été évalué grâce à une analyse détaillée des relations entre la pression et la volume.

Chez les animaux recevant le peptide, on a observé une amélioration de la performance mécanique du muscle cardiaque. Cela signifiait que le cœur convertissait plus efficacement l’énergie en travail lié à la circulation sanguine.

La fonction contractile s’améliorait également, ce qui indiquait des contractions cardiaques plus fortes.

La fonction contractile a également été améliorée, bien que dans une moindre mesure.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut renforcer les adaptations bénéfiques du cœur au niveau de l'entraînement aérobique et agir comme un signal mitochondrial lié à la performance physique.

Che et al. (2019): production de collagène dans les cellules osseuses

Che et ses collaborateurs (2019) ont étudié si MOTS-c pouvait améliorer l’état des os en augmentant la production de collagène dans les cellules osseuses [34].

Le collagène de type I est le principal protéine structurelle de la structure osseuse, c'est pourquoi sa production est cruciale pour la résistance des os.

Les osseocytes humains ont été soumis à l'action de MOTS-c à différents taux et pendant une durée variable.

MOTS-c augmentait la durée de vie des cellules de manière dépendant du taux de concentration et du temps d'exposition.

Les effets les plus importants ont été observés à un taux de 1,0 μM après 24 heures et à 0,5 μM après 48 heures.

En outre, MOTS-c augmentait l'expression des gènes et des protéines associées au type I de collagène, notamment COL1A1 et COL1A2.

Au niveau de la signalisation cellulaire, le peptide a activé le chemin TGF-β/SMAD, impliqué dans la régulation de la formation des os.

Après l’interruption des éléments clés de ce chemin, l’action du MOTS-c, qui augmente la production de collagène, a diminué.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut soutenir la formation de la matrice osseuse en activant un chemin important responsable de la construction des os. Toutefois, il faudra encore mener des recherches sur son rôle dans la biologie des tissus osseux.

Domin et al. (2023): taux de MOTS-c et performance physique chez les humains

Domin et ses collaborateurs (2023) ont étudié si le niveau de MOTS-c dans le sang était lié à la performance physique chez des adultes en bonne santé [35].

Les participants ont effectué des tests de saut destinés à évaluer la force et la puissance des muscles, ainsi qu'un test d'effort permettant de déterminer la capacité aérobique.

Les concentrations sériques plus élevées de MOTS-c étaient clairement liées à une force musculaire plus importante, à une puissance plus élevée lors des sauts et à une masse musculaire plus importante, surtout dans la partie inférieure du corps.

Il n’a toutefois été observé aucune corrélation entre le niveau de MOTS-c et la consommation maximale d’oxygène, qui est l’un des indicateurs de performance oxygénique.

Les résultats suggèrent que MOTS-c pourrait être plus étroitement lié à la force et à la capacité des muscles à générer de la puissance que à la performance aérobique générale.

Pour cette raison, MOTS-c peut être considéré comme un biomarqueur potentiel de la force musculaire, et non de la résistance physique générale.

Il convient toutefois de souligner que l'étude était d'ordre observationnel et n'a pas montré que l'augmentation du niveau de MOTS-c améliorait la force musculaire chez les humains.

Hu et Chen (2018) : différenciation des cellules souches en osoblastes

Hu et Chen (2018) ont étudié si MOTS-c pouvait favoriser la formation osseuse en augmentant la différenciation des cellules souches du cartilage osseux en cellules osseuses [36].

Après l'administration de MOTS-c, les cellules souches ont montré une accumulation plus importante de constituants minéraux, ce qui indiquait une intensification de l'activité liée à la formation des os.

Cela a été confirmé par une coloration accrue des dépôts calciques et une activité de la phosphatase alcaline, qui sont des indices du processus de formation des os.

En outre, MOTS-c augmentait l’expression de gènes importants liés aux os, tels que Runx2, l’ostéocalcine et l’ALP.

Au niveau moléculaire, le peptide a activé le chemin TGF-β/Smad.

Lorsque l'expression de TGF-β1 a été supprimée, l'activité de MOTS-c favorisant la formation des os a diminué considérablement.

Les résultats indiquent que MOTS-c peut participer à la régénération osseuse en dirigeant la différenciation des cellules souches vers les cellules osseuses.

Ces observations justifient des recherches supplémentaires sur son potentiel dans l’ostéoporose et les processus de réparation des tissus osseux.

MOTS-c comme agent protecteur contre les lésions pulmonaires liées au stress oxydatif et à l'inflammation

Dans des études expérimentales, le MOTS-c a été analysé comme un facteur protecteur potentiel contre les lésions pulmonaires causées par l’ischémie et la reperfusion, l’inflammation, les infections, les interventions chirurgicales et l’exposition à la radiation.

Dans différents modèles expérimentaux, on a observé que MOTS-c pouvait aider à maintenir l’intégrité de la barrière pulmonaire, à limiter le stress oxydatif et à réduire l’intensité de l’inflammation et de la mort cellulaire associée à la ferroptose.

La ferroptoze est une forme de mort cellulaire régulée par le fer, accompagnée d’une peroxydation excessive des lipides des membranes.

L’un des principaux mécanismes étudiés dans ces recherches est la capacité du MOTS-c à se déplacer vers le noyau cellulaire ou à activer les voies de signalisation qui protègent les cellules. Ces processus peuvent augmenter l’activité des mécanismes antioxydants et favoriser le rétablissement de l’équilibre énergétique.

Dans les études cliniques d'observation, on a également analysé les relations entre le taux de MOTS-c dans le sang et le risque de lésions pulmonaires et le cours de la réadaptation.

Les résultats suggèrent que le MOTS-c pourrait faire l'objet de recherches supplémentaires tant en tant que régulateur des processus protecteurs que comme potentiel biomarqueur précoce de lésions pulmonaires. Cela ne signifie toutefois pas qu'il soit confirmé comme un agent thérapeutique efficace chez l'homme.

Li et al. (2025): MOTS-c et lésions pulmonaires induites par l’insuffisance oculaire et la reperfusion

Li et ses collaborateurs (2025) ont étudié la manière dont le MOTS-c pourrait protéger les poumons contre les lésions ischémiques-réperfusionnelles, qui, dans certains cas, conduisent à une insuffisance respiratoire aiguë après des interventions cardiovasculaires et pulmonaires [37].

L’anémie survient lorsque l’apport sanguin aux tissus est limité ou interrompu. La reperfusion signifie le rétablissement du flux sanguin, ce qui peut paradoxalement provoquer des dommages supplémentaires liés au stress oxydatif et à la réaction inflammatoire.

Dans les expériences sur des rats et dans les modèles cellulaires, la détérioration des poumons a entraîné un stress oxydatif intense et une perturbation du fonctionnement de la barrière pulmonaire.

Parallèlement, les cellules épithéliales augmentaient la production de leur propre MOTS-c. Cette modification était associée à une meilleure conservation de la structure tissulaire.

Dans des conditions de manque d'oxygène, qui ont entraîné une nouvelle oxygénation, le MOTS-c a migré vers le noyau cellulaire via un chemin impliquant le protéine cytosquelettique MYH9.

Ce processus dépendait de la signalisation induite par le stress oxydatif et permettait à MOTS-c d’interagir avec les régions du DNA nucléaire régulant l’activité des gènes antioxydants.

En conséquence, l’expression des gènes protecteurs importants, tels que HMOX1 et NQO1, augmentait.

L'HMOX1 code l'oxygenase hémowe 1, tandis que l'NQO1 code l'enzyme impliquée dans les réactions oxydoréductives. Les deux protéines jouent un rôle dans la réponse cellulaire au stress.

L’activation de ces gènes augmentait les capacités antioxydantes de la muqueuse pulmonaire et limitait les dommages.

Lorsqu'MOTS-c était administré par voie externe, l'intensité de l'inflammation et des lésions oxydatives diminuait. La barrière pulmonaire était mieux préservée et la survie des animaux augmentait.

Les chercheurs ont également analysé les données de patients opérés avec un système de perfusion extracorporelle.

On a observé que l'augmentation du taux de MOTS-c dans le sang dans les 24 heures suivant l'intervention était fortement corrélée avec un risque moindre d'insuffisance respiratoire aiguë. Cette corrélation avait une valeur prédictive plus élevée que les marqueurs standard analysés.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut protéger la structure pulmonaire en se déplacant vers le noyau cellulaire et en renforçant les mécanismes d’antioxydation.

Ils indiquent en même temps la possibilité d’étudier davantage le taux de MOTS-c comme marqueur précoce du risque de lésions pulmonaires.

Zhang et al. (2025): la protection de la barrière épithéliale dans l'asthme allergique

Zhang et ses collaborateurs (2025) ont analysé si le MOTS-c pouvait protéger le tissu protecteur des voies respiratoires dans l’asthme allergique, une maladie caractérisée par un état inflammatoire chronique et des dysfonctionnements de la barrière protectrice des voies respiratoires [38].

Chez les patients atteints d’asthme, on a observé des concentrations de MOTS-c circulant plus faibles que chez les personnes en bonne santé.

Par la suite, les chercheurs ont utilisé des souris exposées aux allergènes des acariens domestiques pour reproduire les caractéristiques de l’asthme allergique sélectionnées.

L’administration de MOTS-c a réduit l’inflammation pulmonaire, le stress oxydatif et les lésions tissulaires.

De plus, le peptide a contribué à restaurer le niveau correct de protéines des liaisons étroites qui maintiennent les cellules de la muqueuse près l’une de l’autre et limitent l’entrée de substances indésirables dans la barrière respiratoire.

Une amélioration du fonctionnement des mitochondries a également été observée.

Dans des expériences supplémentaires, des cellules de la muqueuse nasale ont été exposées à MOTS-c à un taux de 10 μM.

Dans ces conditions, l’intensité de la mort cellulaire et des dommages oxydatifs diminuait considérablement.

Cependant chez les animaux dépourvus de Nrf2, l'effet protecteur de MOTS-c disparaissait.

Nrf2 est un important régulateur de la réponse anti-oxydative qui contrôle l'expression de nombreux gènes impliqués dans la protection des cellules contre le stress.

Les résultats indiquent que l’activation de Nrf2 est un élément essentiel observé dans ce modèle d’action du MOTS-c sur la barrière néoplasique des voies respiratoires.

L’étude suggère que MOTS-c peut protéger le tissu respiratoire en renforçant la défense anti-oxydative, en limitant la mort cellulaire et en préservant la fonction mitochondriale et la barrière épithéliale.

Ces observations proviennent toutefois principalement de modèles expérimentaux et ne confirment pas l'efficacité du MOTS-c dans le traitement de l'asthme chez les humains.

Wang et al. (2025): MOTS-c et conditionnement non-invasif de l’insuffisance cardiaque

Wang et ses collaborateurs (2025) ont étudié si le MOTS-c est l'un des facteurs circulants dans le sang responsables de l'action protectrice du conditionnement proximal non-angiogène [39].

Le conditionnement vasculaire distant consiste à limiter et à restaurer le flux sanguin à une partie déterminée de l’organisme de manière contrôlée et à court terme. Cette procédure est étudiée en vue de limiter les dommages aux organes liés à l’ischémie et à la reperfusion.

Chez les patients ayant subi une greffe pulmonaire, le taux de MOTS-c diminuait rapidement après une lésion ischémique-réperfusionnelle.

Cependant, lorsque le conditionnement anémique a été utilisé avant l'opération, le taux de circulation sanguine de l'OMT-c augmentait et les lésions pulmonaires étaient moins importantes.

Des résultats similaires ont été obtenus dans des modèles murins.

Tant le conditionnement par perfusion non-angiogène que l’administration directe de MOTS-c ont réduit l’inflammation, les fuites de liquide à travers les parois des vaisseaux sanguins et les lésions tissulaires pulmonaires.

Il est important de noter que l’administration de MOTS-c elle-même produisait les effets protecteurs observés après le conditionnement par la déficience oculaire.

Dans les études mécanistiques, il a été démontré que MOTS-c contribuait à maintenir la fonction de barrière de la membrane sinoviale en augmentant le niveau de Nrf2.

Lorsque Nrf2 a été bloqué ou supprimé par des méthodes génétiques, l'action protectrice de MOTS-c a disparu.

Les résultats indiquent que MOTS-c pourrait être un signal important transporté par le sang, participant aux réponses protectrices induites par le conditionnement non-angiogène.

Le peptide pourrait aider à maintenir l’intégrité du revêtement vasculaire en activant le chemin dépendant de Nrf2.

Cette étude fournit des preuves mécanistiques, mais cela ne signifie pas que l’administration de MOTS-c constitue une méthode cliniquement confirmée pour prévenir les lésions pulmonaires après un transplantage.

Yin et al. (2020): MOTS-c et lésions pulmonaires aiguës induites par des toxines bactériennes

Yin et ses collaborateurs (2020) ont étudié si MOTS-c pouvait protéger les poumons contre des dommages graves causés par des toxines bactériennes [40].

Dans l'expérience, des souris ont reçu des doses de MOTS-c d'une valeur de 5 mg/kg de poids corporel, par injection, deux fois par jour six jours avant l'exposition à la toxine.

La prise antérieure du peptide a limité la perte de masse corporelle, l’ostéonodystrophie et l’afflux de cellules immunitaires impliquées dans la réaction inflammatoire.

MOTS-c a également réduit le niveau des médiateurs inflammatoires tels que le TNF-α, l’IL-1β et l’IL-6.

Parallèlement, on a observé une augmentation du niveau de facteurs liés à la régulation protectrice de la réponse immunitaire, notamment l'IL-10, ainsi qu'une augmentation de l'activité des enzymes antioxydantes.

Au niveau moléculaire, MOTS-c a activé AMPK et SIRT1.

AMPK participe à la régulation du bilan énergétique des cellules, tandis que SIRT1 est un enzyme associé à la réponse au stress, au métabolisme et à la régulation de l'activité des protéines.

En même temps, le peptide inhibait les voies MAPK, NF-κB et STAT3, qui peuvent participer au développement de l’inflammation et aux lésions tissulaires.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut limiter les lésions inflammatoires graves des poumons en rétablissant l’équilibre métabolique, en réduisant le stress oxydatif et en régulant la réponse immunitaire excessive.

Les doses décrites dans cette expérience concernent uniquement le modèle animal et ne constituent pas une base pour déterminer la posologie chez l'homme.

Shen et al. (2025): lésions pulmonaires après des interventions cardiorespiratoires

Shen et ses collaborateurs (2025) ont analysé si MOTS-c pouvait protéger les poumons contre les lésions post-opératoires nécessitant une circulation extracorporelle [41].

Dans une étude clinique comprenant 107 patients dont l'état s'est aggravé par une atteinte pulmonaire aiguë, les concentrations de MOTS-c dans le sang étaient significativement plus faibles.

Cette observation suggérait un lien entre un faible niveau de MOTS-c et une plus grande susceptibilité aux lésions pulmonaires.

Pour mieux comprendre les mécanismes possibles, les scientifiques ont utilisé des modèles animaux et des cellules humaines pour étudier les lésions pulmonaires causées par l’insuffisance sanguine et la reperfusion.

Lorsqu'MOTS-c a été administré avant l'apparition d'une lésion, on a observé une diminution des modifications structurelles dans la muqueuse pulmonaire, de l'inflammation et du stress oxydatif.

Au niveau moléculaire, MOTS-c contribuait à restaurer le métabolisme énergétique normal des cellules de la paroi des vaisseaux sanguins pulmonaires en intensifiant la glycolyse.

La glycolyse est un processus métabolique dans lequel le glucose subit des transformations permettant aux cellules de se procurer de l'énergie.

Cet effet se produit grâce à l’activation du chemin de signalisation AMPK–HIF-1α–PFKFB3.

Le HIF-1α est un régulateur de la réponse cellulaire au manque d'oxygène, tandis que PFKFB3 participe à la régulation de l'intensité de la glycolyse.

L’activation de ce chemin contribue à maintenir le niveau d’ATP, qui est le principal transporteur d’énergie dans les cellules, et limite l’oxydation nocive des lipides.

En conséquence, l’intensité de la ferroptose, c’est-à-dire de la forme cellulaire mortelle dépendante du fer, diminuait considérablement.

Il est important de noter que le blocage de PFKFB3 a éliminé les effets bénéfiques de MOTS-c.

Cela indiquait que le rétablissement de la glycolyse normale était un élément essentiel de l'action protectrice du peptide dans le modèle étudié.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut protéger les poumons contre les lésions liées aux interventions cardiovasculaires grâce à une amélioration de l’équilibre énergétique et à une réduction de la ferroptose.

Lu et al. (2023) : ferroptoze après l’ischémie et la réperfusion du muscle cardiaque

Lu et ses collaborateurs (2023) ont étudié si le MOTS-c pouvait prévenir les lésions pulmonaires liées à l’ischémie et à la reperfusion myocardique, qui peuvent survenir lors d’opérations cardiorespiratoires [42].

Chez les patients, des concentrations plus faibles de MOTS-c après l'opération étaient associées à des taux de stress oxydatif plus élevés.

Dans les expériences sur des rats, l’anémie et la reperfusion ont entraîné des lésions pulmonaires graves et une activation importante de la ferroptose.

Cependant, lorsque les animaux avaient déjà reçu MOTS-c, les lésions pulmonaires étaient beaucoup moins importantes.

Une amélioration de la structure des tissus a été observée, une réduction du stress oxydatif et une inhibition de l'expression des gènes associés à la ferroptose.

Les scientifiques ont également mené des expériences sur des cellules de la muqueuse pulmonaire, qui ont été soumises à une insuffisance d’oxygène puis à un réapprovisionnement en oxygène.

Dans ces conditions, MOTS-c limitait directement la mort des cellules liées à la ferroptose.

L’action protectrice nécessitait l’activation du chemin de signalisation PPARγ.

Le PPARγ est un récepteur nucléaire impliqué dans la régulation du métabolisme lipidique, de la différenciation des cellules et de certaines réponses inflammatoires.

Lorsque la signalisation PPARγ a été bloquée, le MOTS-c a cessé d’afficher un effet protecteur.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut limiter les lésions pulmonaires liées à l’insuffisance cardiaque en inhibant la ferroptose grâce à l’activation de PPARγ.

Wen et al. (2024) : la protection de la barrière vasculaire contre les dommages causés par les signaux bactériens

Wen et ses collaborateurs (2024) ont étudié le MOTS-c dans un autre modèle de lésions pulmonaires graves causées par des peptides bactériens perturbant le fonctionnement de la barrière vasculaire [43].

L’exposition à la molécule bactérienne de signalisation fMLP a entraîné un état inflammatoire intense, un stress oxydatif, une ferroptose et une dégradation des liaisons étroites entre les cellules de la membrane épithéliale.

Les connexions serrées aident à maintenir l’intégrité des parois vasculaires et à limiter l’infiltration incontrôlée de liquide dans les tissus environnants.

Les dommages observés dépendaient de l’activation du récepteur FPR2 et des perturbations de la signalisation Nrf2 et MAPK.

Le FPR2 est un récepteur impliqué dans la reconnaissance de certains signaux chimiques et dans la régulation de la réponse inflammatoire.

Lorsque MOTS-c a été administré, de nombreux changements négatifs ont été inversés.

Chez les rats comme chez les cellules pulmonaires humaines, MOTS-c réduisait la ferroptose, diminuait le niveau des signaux inflammatoires et aidait à restaurer les protéines des liaisons étroites qui empêchent le déversement de liquide.

En conséquence, l’intégrité des vaisseaux était mieux préservée et les lésions pulmonaires étaient moins graves.

Les résultats indiquent que MOTS-c pourrait être un facteur protecteur potentiel dans des modèles expérimentaux de lésions pulmonaires liées à l’infection, à la ferroptose et à des perturbations de la barrière vasculaire.

Zhang et al. (2024): la protection des poumons contre les dommages dus à la radiation

Zhang et ses collaborateurs (2024) ont étudié si MOTS-c pouvait protéger les poumons contre l’inflammation pulmonaire post-radiothérapie, qui est l’un des graves complications possibles de la radiothérapie thoracique [44].

Dans l’expérience, des souris ont été exposées à une dose élevée de rayonnement, comprenant les poumons, puis ont reçu quotidiennement des injections de MOTS-c pendant deux semaines.

Le rayonnement a provoqué un fort inflammation pulmonaire, un stress oxydatif, des dommages aux mitochondries et la mort des cellules épithéliales.

Cependant, l'administration de MOTS-c a effectivement réduit les lésions tissulaires et l'hypertension pulmonaire causée par les cellules inflammatoires.

Les mitochondries des cellules pulmonaires préservaient une meilleure intégrité structurelle et l’intensité de la mort cellulaire était moindre.

Dans des expériences cellulaires supplémentaires, MOTS-c protégeait directement les cellules de la muqueuse pulmonaire contre le stress oxydatif et les dysfonctionnements mitochondriaux induits par les radiations.

Au niveau moléculaire, le peptide a activé Nrf2 et a favorisé son déplacement vers le noyau cellulaire.

Ce processus a renforcé les mécanismes cellulaires d'anti-oxydation.

Lorsque Nrf2 était absent, MOTS-c ne garantissait plus de protection.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut limiter les dommages pulmonaires post-exposition expérimentaux en préservant la fonction mitochondriale normale et en activant les voies antioxydantes dépendant de Nrf2.

Ils ne prouvent cependant pas la sécurité ni l'efficacité de l'utilisation de MOTS-c chez les patients sous radiothérapie.

MOTS-c dans le traitement de la douleur et le contrôle de l’inflammation

Dans plusieurs études, MOTS-c a été analysé en tant que régulateur des processus liés à la douleur et à l’inflammation dans des modèles de douleur cancéreuse, neuropathique et inflammatoire.

Les concentrations diminuées de MOTS-c endogène étaient souvent associées à une sensibilité accrue à la douleur, tandis que l’administration du peptide dans des modèles expérimentaux réduisait les comportements liés à la douleur.

Dans certains essais, il n'a pas été observé d'effets caractéristiques des médicaments opioïdes contre la douleur.

Au niveau moléculaire, MOTS-c agissait sur des voies dépendantes de l’AMPK, favorisant le fonctionnement des mitochondries, limitant l’activation excessive des cellules immunitaires et réduisant la signalisation inflammatoire dans les tissus du système nerveux central et périphérique.

En même temps, son effet sur la protection des cellules contre le stress oxydatif et les dommages liés aux dysfonctionnements métaboliques a été analysé.

Ces résultats concernent toutefois principalement des études précliniques et ne confirment pas l’activité analgésique de MOTS-c chez l’homme.

Yang et al. (2024): MOTS-c et douleur osseuse liée au cancer

Yang et ses collaborateurs (2024) ont étudié si MOTS-c pouvait réduire la douleur osseuse induite par un cancer, qui est un problème grave et souvent chronique lié aux métastases osseuses [45].

Chez les souris présentant une douleur osseuse liée au cancer, le niveau naturel de MOTS-c était nettement inférieur que dans des conditions normales.

Après l'administration de MOTS-c par injection, les comportements indiquant la douleur, notamment la sensibilité excessive au toucher, diminuent.

Cependant, après l'inhibition de l'AMPK, l'action analgésique disparaissait, ce qui suggérait que l'activation de ce chemin était nécessaire.

Des analyses complémentaires ont révélé deux mécanismes d'action.

Dans le noyau spinal, MOTS-c rétablit les processus de régénération mitochondriale, limite l’activation des microglia, c’est-à-dire des cellules immunitaires impliquées dans la régulation de la douleur, et réduit le niveau de signaux inflammatoires favorisant la sensibilisation des neurones.

En même temps, dans le milieu osseux, MOTS-c limitait la destruction osseuse en régulant les cellules responsables de la résorption osseuse et en réduisant l'activité inflammatoire locale.

Il est important de noter que, lors de l'administration prolongée de cet essai, aucun effet nocif n'a été observé sur l'humeur, le foie, les reins ou les paramètres lipidiques analysés.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut réduire la douleur osseuse liée au cancer chez les animaux modèles grâce à une meilleure fonction mitochondriale et à une réduction de l’inflammation grâce à l’AMPK.

Jiang et al. (2023) : douleur neuropathique liée à une lésion nerveuse

Jiang et ses collaborateurs (2023) ont étudié si MOTS-c pouvait réduire la douleur neuropathique causée par une atteinte nerveuse [46].

Chez les souris présentant une atteinte nerveuse, on a observé un niveau diminué de MOTS-c dans le sang et dans les tissus du système nerveux central.

Lorsqu'MOTS-c était administré directement dans la zone associée au noyau spinal, la sensibilité à la douleur diminuait en fonction de la dose.

Ces effets ont disparu après l'administration d'un inhibiteur de l'AMPK, mais ils n'ont pas changé après l'inhibition des récepteurs opioïdes.

Cela suggérait que le MOTS-c ne fonctionne pas par le biais du mécanisme typique des médicaments anti-douleur opioïdes.

Au niveau moléculaire, le peptide a activé AMPK dans le noyau nerveux, réduit l’activation du microglia et réduit le niveau des cytokines inflammatoires.

En outre, il protégeait directement les neurones en limitant les dommages oxydatifs et en réduisant l'expression de c-Fos, un marqueur de l'activation neuronale associée à la perception des stimuli douloureux.

Comparé à la morphine MOTS-c, il produisait moins d’effets indésirables et ne montrait aucun signe de développement de la tolérance dans les conditions étudiées.

Les résultats indiquent un mécanisme de régulation du pain neuropathique indépendant des récepteurs opioïdes, lié à l’activation de l’AMPK.

Jiang et al. (2023) : MOTS-c et inflammation de l’intestin grêle

Dans une autre étude, Jiang et ses collaborateurs (2023) ont analysé l’action du MOTS-c dans un modèle expérimental de la maladie inflammatoire de l’intestin [47].

L’administration de MOTS-c par injection a considérablement réduit la perte de masse corporelle, la diarrhée, la réduction de la taille de l’intestin grêle et les lésions tissulaires.

Le peptide a réduit le niveau des cytokines inflammatoires, a réduit l’afflux des cellules immunitaires et a limité la mort excessive des cellules épithéliales intestinales.

Ces effets étaient liés à une régulation de la signalisation inflammatoire associée à l'AMPK et aux kinases activées par le stress.

Cependant, l'administration d'un MOTS-c non modifié par voie orale était inefficace en raison de sa faible stabilité.

Pour résoudre ce problème, les chercheurs ont développé un analogue de MOTS-c présentant une absorption et une activité accrues après administration orale.

Le peptide modifié a effectivement atténué les symptômes de l’inflammation de l’intestin chez le modèle étudié.

Les résultats indiquent à la fois les propriétés anti-inflammatoires potentielles du MOTS-c et l’importance de la stabilité et de la manière de fournir les peptides dans les études sur leur activité biologique.

Shen et al. (2022): la protection des cellules cardiaques contre le stress oxydatif

Shen et ses collaborateurs (2022) ont étudié les cellules musculaires cardiaques exposées au stress oxydatif et inflammatoire [48].

Lorsqu'on a endommagé les cellules par l'oxyde d'hydrogène, une exposition antérieure au MOTS-c améliorait leur survie, réduisait la quantité de particules oxydantes nocives et abaissait le niveau de cytokines inflammatoires.

MOTS-c a réactivé le système d'antioxydation Nrf2, tout en inhibant la signalisation NF-κB, qui joue un rôle important dans le développement de l'inflammation.

Lorsque l’expression de Nrf2 était supprimée ou lorsque l’activité de NF-κB était artificiellement augmentée, une grande partie de l’effet protecteur de MOTS-c disparaissait.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut protéger les cellules cardiaques en renforçant les mécanismes anti-oxydants internes et en réduisant la signalisation inflammatoire.

Wang et al. (2024): Mécanismes centraux et périphériques de régulation de la douleur

Wang et ses collaborateurs (2024) ont analysé si MOTS-c pouvait limiter la douleur inflammatoire en agissant simultanément sur le système nerveux central et périphérique [49].

Dans plusieurs modèles de douleur, l’administration de MOTS-c a clairement réduit les comportements liés à la perception de la douleur.

Lorsqu’il était administré au système nerveux central, le peptide réduisait le niveau des cytokines inflammatoires dans le système nerveux central, inhibait l’activation des cellules ganglionnaires et limitait l’activation excessive des neurones responsables de la transduction des signaux douloureux.

En revanche, l’administration locale a réduit l’inflammation dans les tissus périphériques et a limité l’activité des terminaisons nerveuses responsables de la transmission des signaux douloureux.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut influer sur la transmission des informations douloureuses à plusieurs niveaux, allant de la tissu endommagé jusqu’aux centres de traitement de la douleur dans le système nerveux central.

Yin et al. (2020): MOTS-c et douleur inflammatoire induite par la formaldéhyde

Yin et ses collaborateurs (2020) ont évalué le MOTS-c dans un modèle expérimental de douleur inflammatoire induite par l’injection de formol [50].

MOTS-c réduisait les comportements douloureux selon une dose dépendante. Des effets importants ont été observés avec une dose de 50 mg/kg de poids corporel.

Le blocage de l’AMPK a éliminé cet effet, indiquant une dépendance de l’activité à ce chemin.

Le peptide a également déplacé la signalisation immunitaire vers un profil anti-inflammatoire et a limité l'activation des voies liées à la douleur dans le système nerveux central.

Les résultats indiquent que MOTS-c peut réduire la douleur inflammatoire chez l'animal grâce à l'activation de l'AMPK et à l'inhibition de la cascade de signaux liés au stress.

L’action neuroprotectrice du MOTS-c dans le stress oxydatif, le neuroinflammation et les troubles cognitifs

Des études précliniques suggèrent que MOTS-c peut protéger le cerveau contre les dommages oxydatifs, l’inflammation et la dégradation de la fonction dans différents modèles de stress neurologique.

Dans des conditions expérimentales, MOTS-c contribue à maintenir l’intégrité des mitochondries, active les mécanismes d’antioxydation et réduit les dommages particulièrement préjudiciables aux populations neuronales sensibles, notamment les cellules produisant la dopamine.

Parallèlement, on a observé une amélioration des résultats des tests cognitifs, liée à une diminution de l’inflammation neurodégénérative et au rétablissement des voies régulant le métabolisme énergétique, essentiels à l’apprentissage et à la mémoire.

MOTS-c a également été étudié en vue de protéger la barrière hémato-encéphalique lors d’une grave inflammation systémique, qui peut entraîner des lésions secondaires de la moelle épinière.

Xiao et al. (2023) : protection des neurones dopaminergiques

Xiao et ses collaborateurs (2023) ont étudié si MOTS-c pouvait protéger les neurones producteurs de dopamine contre les dommages toxiques, qui constituent l'un des éléments essentiels de la pathophysiologie de la maladie de Parkinson [51].

Dans les modèles cellulaires et animaux, le rotenone, une substance toxique perturbant le fonctionnement des mitochondries, a été utilisé.

L’exposition au rotenone a entraîné des perturbations du niveau de MOTS-c et un déplacement du peptide des mitochondries vers le noyau cellulaire.

Au cœur du MOTS-c, il interagissait directement avec Nrf2, un important régulateur de la réponse anti-oxydative.

Cette interaction a activé des gènes protecteurs tels que HO-1 et NQO1, qui participent à la réduction des effets du stress oxydatif.

Lorsqu’MOTS-c était administré avant l’exposition à la toxine, les cellules nerveuses présentaient un meilleur fonctionnement des mitochondries et moins de dommages oxydatifs.

Chez les rats, le peptide a permis de maintenir les marqueurs liés au système dopaminergique et de rétablir la signalisation antioxydante affaiblie par le rotenone.

Parallèlement, le niveau de Keap1, une protéine qui réduit l’activité de Nrf2, diminuait.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut renforcer la défense anti-oxydative et protéger les neurones dopaminergiques en stabilisant le fonctionnement des mitochondries.

Jiang et al. (2021) : mémoire, apprentissage et neuroinflammation

Jiang et ses collaborateurs (2021) ont étudié l’effet du MOTS-c sur l’apprentissage et la mémoire, notamment dans des conditions d’inflammation ou de stress lié à l’amyloïde [52].

Lorsque le MOTS-c naturel était administré directement au cerveau, les résultats des tests de reconnaissance d'objets et de mémoire spatiale se sont améliorés.

Le peptide a également inversé les troubles de la mémoire induits par l'amyloïde β et par l'inflammation liée à l'action des agents pathogènes.

Ces bénéfices disparaissaient après l’inhibition de AMPK, ce qui indiquait l’importance de l’activation de ce chemin.

Dans l’hippocampe, MOTS-c augmentait la signalisation AMPK et réduisait l’activation des astrocytes et des microglia, c’est-à-dire des cellules impliquées dans les réactions inflammatoires du cerveau.

En conséquence, le niveau des cytokines inflammatoires diminuait.

Comme le MOTS-c non modifié ne pénètre pas facilement dans le cerveau après une administration systémique, les scientifiques ont développé un analogue présentant une capacité de pénétration accrue par les membranes cellulaires.

Le peptide modifié atteignait le cerveau après une administration orale ou intraveineuse et améliorait les résultats des tests de mémoire tout en réduisant le neurodégagement.

Les résultats indiquent la possibilité d’étudier davantage le MOTS-c et ses analogues dans des modèles expérimentaux de troubles de la mémoire liés à l’inflammation et au stress amyloïde.

Bai et al. (2025) : la protection du cerveau lors de la séquelle

Bai et ses collaborateurs (2025) ont étudié si MOTS-c pouvait protéger le cerveau lors de la sévérité, c’est-à-dire un état menaçant la vie qui peut entraîner des lésions neurologiques en perturbant la barrière hémato-encéphalique [53].

Dans une expérience menée chez les souris exposées à des toxines bactériennes, MOTS-c a été administré à une dose de 20 mg/kg de poids corporel quatre heures avant l'apparition des lésions.

L'administration du peptide a effectivement amélioré la survie et réduit les troubles neurologiques.

Des lésions structurelles plus faibles et un niveau inférieur de cytokines inflammatoires ont été observés dans la moelle épinière.

Rôle important : MOTS-c contribue à maintenir l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique.

Cela s'est traduit par une diminution de la perméabilité de la barrière, une diminution de l'enflure du cerveau et une augmentation de l'expression des protéines responsables de la maintenance des connexions entre les cellules.

Les marqueurs du bon fonctionnement des vaisseaux sanguins et des cellules qui soutiennent le tissu nerveux ont également été restaurés.

En même temps, l’activation des astrocytes et du microglia diminuait, tandis que le niveau des facteurs de croissance protecteurs favorisant la survie des neurones augmentait.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut protéger le cerveau dans un modèle expérimental de séquelle en réduisant l’inflammation, en renforçant la barrière hémato-encéphalique et en favorisant les processus de régénération.

Figure 3. Le rôle du MOTS-c dans la régulation de la douleur et la protection des tissus à partir d'études sur les animaux.

L’action protectrice du MOTS-c dans l’intestin et son rôle dans les études sur les tumeurs

Dans plusieurs études, les différentes actions du MOTS-c dans les maladies hépatiques, notamment les troubles métaboliques, les infections virales et le stress lié aux cancers, ont été analysées.

Dans des modèles métaboliques expérimentaux de maladies hépatiques, MOTS-c améliorait le fonctionnement des mitochondries, réduisait l’inflammation et la fibrose, et protégeait les cellules hépatiques contre la mort programmée en stabilisant les protéines importantes responsables de la survie des cellules.

Dans les modèles de cancer hépatique, le peptide a été étudié en vue de limiter les mécanismes d’adaptation à l’apoptose induite par l’insuffisance d’oxygène.

Sa fonction potentielle en tant que biomarqueur et régulateur de la réponse antivirale dans l’hépatite virale chronique type B a également été analysée.

Lu et al. (2024): MOTS-c et inflammation hépatique non alcoolique

Lu et ses collaborateurs (2024) ont étudié si le MOTS-c pouvait ralentir ou inverser l’inflammation hépatique non alcoolique, appelée NASH [54].

C’est une maladie progressive liée au dépôt de graisse, aux dommages aux mitochondries, à l’inflammation, à la mort des cellules et à l’hyperplasie.

Chez les souris ayant reçu une alimentation induisant la NASH, l’administration préventive et ultérieure de MOTS-c a considérablement réduit le dépôt de graisse dans l’hépate, l’inflammation, la mort des cellules et l’angiogenèse.

Des études métaboliques détaillées ont montré que MOTS-c rétablit la production d’énergie dans les mitochondries et corrigeait les dysfonctionnements métaboliques induits par la maladie.

Une découverte importante a été de démontrer la liaison directe de MOTS-c avec Bcl-2, une protéine qui protège les cellules contre la mort.

En stabilisant Bcl-2 et en empêchant sa dégradation, MOTS-c protégeait les cellules hépatiques contre le stress mitochondrial et l'apoptose.

Lorsque Bcl-2 était bloqué ou désactivé, la plupart des effets bénéfiques du MOTS-c disparaissaient.

Les résultats suggèrent que MOTS-c pourrait ralentir le développement de la NASH chez l'animal grâce à la stabilisation de Bcl-2, au rétablissement des fonctions mitochondriales et à la réduction de l'inflammation et de la fibrose.

Shen et al. (2025): la résistance des cellules cancéreuses hépatiques à l'apoptose

Shen et ses collaborateurs (2025) ont étudié si MOTS-c pouvait limiter la résistance des cellules cancéreuses hépatiques à la mort programmée dans des conditions de manque d’oxygène [55].

Chez les patients atteints de cancer hépatique, on a observé des concentrations de MOTS-c plus faibles dans le sang que chez les personnes en bonne santé.

Dans les cellules cancéreuses cultivées dans des conditions d'hypoxie, les signaux responsables de l'activation de la mort cellulaire étaient affaiblis.

Cela a entraîné une résistance à l’apoptose induite par TRAIL.

L’administration de MOTS-c inversait cette résistance en activant AMPK, qui rétablit l’activité de MEF2A.

MEF2A est un facteur de transcription régulant l'expression des récepteurs de mort cellulaire DR4 et DR5.

En conséquence, les cellules cancéreuses sont redevenues sensibles au TRAIL et ont montré une intensité accrue d'apoptose.

Chez les souris présentant des tumeurs cancéreuses, MOTS-c réduisait également la croissance des tumeurs liées à l’insuffisance d’oxygène.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut restaurer la sensibilité des cellules cancéreuses aux signaux induisant l’apoptose en réactivant le chemin inhibé par l’hypoxie.

Lin et al. (2024): MOTS-c dans l’infection par le virus de l’hépatite B

Lin et ses collaborateurs (2024) ont analysé le MOTS-c dans l’infection par le VHB, en se concentrant à la fois sur sa valeur diagnostique potentielle et sur son activité antivirale [56].

Dans un grand groupe de patients, le niveau de MOTS-c était significativement plus faible chez les personnes infectées et présentait une forte corrélation inverse avec la quantité de virus.

En tant que biomarqueur potentiel pour le MOTS-c, il a montré une grande précision dans la distinction entre l'hépatite virale chronique type B et un état de santé normal.

Il a également aidé à distinguer les phases de la maladie, caractérisées par une réponse immunitaire active et inactive.

Dans les modèles expérimentaux MOTS-c a réduit la réplication du virus de 50 à 70 %, tout en améliorant les indices de fonction hépatique sans toxicité détectable dans les conditions étudiées.

Au niveau moléculaire, le peptide a augmenté la biogénèse des mitochondries et activé la signalisation antivirale dépendante de MAVS.

Une découverte importante a été de montrer que MOTS-c régule la reconstruction mitochondriale dépendante de MYH9 et de l'actine.

Ce processus contribuait à maintenir le bon fonctionnement des mitochondries et soutenait la réponse antivirale.

Les résultats indiquent que MOTS-c pourrait être un biomarqueur et un objet d’études supplémentaires sur les mécanismes antiviraux dans l’infection chronique par le VHB.

Fonctions régulatrices générales de MOTS-c : résistance, hormones, vieillissement et protection des tissus

Dans des études ultérieures, les effets systémiques généraux du MOTS-c ont été analysés, notamment la réponse immunitaire, la régulation neuroendocrine, la protection des tissus, les processus de vieillissement et les mécanismes liés au développement des tumeurs.

Dans différents modèles de maladies et de stress, MOTS-c influait sur la résistance de l’organisme en régulant la réponse immunitaire, en préservant l’intégrité des mitochondries et en stabilisant l’activité des gènes essentiels à la survie et à la régénération des cellules.

L’action du MOTS-c dans le système nerveux central et les tissus périphériques peut participer à la coordination de l’apport énergétique, de la signalisation hormonale, des fonctions reproductives et des réponses de développement au stress.

En même temps, la capacité du peptide à limiter les changements dégénératifs dans les tissus vieillissants et à inhiber la croissance des tumeurs a été étudiée en interaction avec des protéines spécifiques.

Zhai et al. (2017): MOTS-c et infection bactérienne grave

Zhai et ses collaborateurs (2017) ont étudié si MOTS-c pouvait améliorer les résultats dans une infection bactérienne sévère [57].

Chez les souris infectées par le lecoporne Staphylococcus aureus L'administration de MOTS-c a effectivement augmenté la survie et réduit le nombre de bactéries.

Cette activité était accompagnée d’une diminution du niveau de cytokines inflammatoires nocives et d’une augmentation du taux de la cytokine anti-inflammatoire IL-10.

MOTS-c augmentait également la capacité des macrophages à détruire les bactéries, favorisant l’élimination de l’infection par l’organisme.

Au niveau de la signalisation, le peptide inhibait l’activation de MAPK, qui participe à des réactions inflammatoires excessives, tout en augmentant l’activité d’AhR et de STAT3.

Ces voies peuvent aider à rétablir l’équilibre de la réponse immunitaire.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut augmenter la survie dans un modèle expérimental de contamination sévère en renforçant la défense immunitaire et en limitant l’inflammation destructrice.

Bahar et al. (2023) : régulation du métabolisme énergétique et des hormones thyroïdiennes

Bahar et ses collaborateurs (2023) ont étudié la manière dont le MOTS-c agit sur le système nerveux central en régulant l’équilibre énergétique et le fonctionnement de la thyroïde [58].

Des souris ont reçu du MOTS-c dans les cellules cérébrales à un taux de 10 μM ou 100 μM.

Après l'administration du peptide, la consommation alimentaire augmentait, mais la masse corporelle restait inchangée.

Cela a entraîné une augmentation compensatoire de la consommation énergétique.

MOTS-c réduisait effectivement les concentrations de TSH, T3 et T4 dans le sang, ce qui indiquait une inhibition de l’axe hypothalamo-hypophysaire-thyroïde.

Malgré la diminution de ces hormones, MOTS-c a augmenté l'expression d'UCP1 dans la graisse et d'UCP3 dans les muscles squelettiques.

Ces protéines participent à la production de chaleur et à la dissipation de l'énergie par le mitochondrisme.

Les résultats indiquent que le MOTS-c administré au système nerveux central peut réduire la signalisation des hormones thyroïdiennes tout en augmentant l’activité thermogénique des mitochondries dans les tissus périphériques.

Waldmann et al. (2023) : la protection des cellules auditives contre la gentamycine

Waldmann et ses collaborateurs (2023) ont étudié si MOTS-c pouvait protéger les cellules ciliées de l’oreille interne contre les dommages causés par la gentamycine, un antibiotique susceptible de provoquer une perte auditive permanente [59].

On a utilisé les préparations de l’organe Corti, qui contiennent des cellules responsables de la réception des stimuli sonores.

L'administration externe de MOTS-c a considérablement augmenté la survie des cellules ciliées après l'exposition à la gentamycine.

Au niveau moléculaire, MOTS-c augmentait la phosphorylation de AMPKα, un élément important du chemin de signalisation responsable de la reconnaissance de l’état énergétique et de la résistance des cellules au stress.

Ce mécanisme était différent de l’action de l’humaneine, qui agissait par la signalisation de l’ACT.

La préservation de l’intégrité des cellules ciliaires indiquait que MOTS-c pouvait augmenter leur résistance au stress ototoxique.

Ces résultats encouragent des recherches supplémentaires sur les peptides d'origine mitochondriale en tant que potentiels facteurs protecteurs contre les lésions auditives induites par les médicaments.

Zhong et al. (2022) : insuffisance cardiaque due à un surpoids chronique

Zhong et ses collaborateurs (2022) ont étudié si MOTS-c pouvait prévenir l’insuffisance cardiaque induite par une surcharge pondérale chronique [60].

Des rétrécissements ont été réalisés dans la partie transversale de l'artère pulmonaire chez les souris afin d'entraîner une charge pathologique sur le muscle cardiaque.

Par la suite, les animaux recevaient régulièrement MOTS-c grâce à des pompes osmotiques sous-cutanées.

L'administration du peptide a permis de maintenir la fonction cardiaque, de réduire la remodélisation cellulaire et de limiter l'inflammation et l'hypervascularisation des tissus par les cellules inflammatoires.

Les dommages oxydatifs du muscle cardiaque ont également diminué considérablement.

Au niveau moléculaire, MOTS-c a activé la signalisation AMPK.

Dans les cultures de cardiomyocytes, le peptide protégeait contre l’apoptose induite par l’oxyde nitrique via le même chemin.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut limiter le développement de l’insuffisance cardiaque causée par le surpoids et l’hypertension en réduisant le stress oxydatif, l’inflammation et la mort des cellules, tout en préservant l’équilibre énergétique du muscle cardiaque.

Yu et al. (2021) : vieillissement des cellules souches mézonchymiques

Yu et ses collaborateurs (2021) ont étudié l'effet du MOTS-c sur les cellules souches mesenchymales humaines vieillissantes provenant du placenta [61].

L'administration de MOTS-c rétablit les caractéristiques morphologiques des cellules, les comparant à des cellules plus jeunes, et améliorait le fonctionnement des mitochondries et le métabolisme.

Le peptide a activé AMPK et a inhibé la signalisation mTORC1, qui présente souvent une activité excessive dans les cellules vieillissantes.

La respiration mitochondriale et la production de formes réactives d'oxygène ont diminué, ce qui a été interprété comme une amélioration de la performance des mitochondries.

La synthèse des lipides était également limitée, ce qui corrigeait une autre caractéristique liée au vieillissement cellulaire.

En général, MOTS-c déplace le profil métabolique des cellules souches vieillissantes vers un état ressemblant à celui des cellules plus jeunes.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut aider à restaurer l’homéostasie métabolique et mitochondriale dans les cellules souches humaines vieillissantes.

Ozturk et al. (2024): MOTS-c et les hormones sexuelles masculines

Ozturk et ses collaborateurs (2024) ont étudié l’effet de la perfusion centrale de MOTS-c sur les hormones sexuelles masculines dans des conditions de masse corporelle normale et d’obésité [62].

Les rats ont reçu du MOTS-c dans les cellules cérébrales à un taux de 10 μM ou 100 μM pendant 14 jours.

MOTS-c a effectivement augmenté l’expression du gène et de la protéine GnRH dans le hypothalamus chez les animaux obèses et non obèses.

Par la suite, on a observé une augmentation des concentrations de testostérone, de l'hormone luteinisante et de l'hormone folliculostimulante dans le sang.

Cela indiquait une activation de l’axe hypothalamo-hypophysaire-gonadienne.

Bien que les réponses aient été plus fortes chez les rats non obèses, un accroissement significatif du niveau des hormones a également été observé chez les animaux obèses.

Les résultats suggèrent que le MOTS-c, agissant dans le système nerveux central, peut stimuler la sécrétion d’hormones sexuelles également dans les cas de dysfonction endocrinienne associée à l’obésité.

Chen et al. (2026) : protection du pneu contre la sous-alimentation en oxygène

Chen et ses collaborateurs (2026) ont étudié si MOTS-c pouvait protéger le fœtus contre les lésions causées par un manque d’oxygène pendant la grossesse, qui peuvent entraîner une croissance intra-utérine réduite [63].

Des souris gestantes ont été exposées à l'hypoxie depuis le milieu jusqu'à la fin de la gestation. Une partie des animaux a reçu MOTS-c à une dose de 5 mg/kg de poids corporel.

Le manque d’oxygène réduisait considérablement le niveau de MOTS-c dans le joint, et des concentrations plus faibles de peptide étaient directement liées à une masse fœtale inférieure.

L’administration de MOTS-c a effectivement amélioré la croissance des fruits et a réduit les dommages au niveau du pôle.

La formation des vaisseaux sanguins dans le placenta s’améliorait, le stress oxydatif diminuait et la structure des tissus était mieux préservée.

Ces bénéfices disparaissaient chez les souris dépourvues de Nrf2 et dans les cellules de la membrane sous-cutanée exposées à un inhibiteur de Nrf2.

Cela suggérait que l’activation de Nrf2 était essentielle pour l’action observée.

Les résultats indiquent que MOTS-c peut protéger le fonctionnement du pneu lors d’un stress hypoxique en activant les mécanismes antioxydants et en favorisant un flux sanguin normal.

L'étude a été menée chez les animaux et ne constitue pas une base pour l'utilisation de MOTS-c en période de gestation.

Wang et al. (2024) : protection des fonctions reproductives après une exposition à la chimiothérapie

Wang et ses collaborateurs (2024) ont étudié si MOTS-c pouvait protéger les fonctions reproductives masculines après une exposition à la chimiothérapie dans la phase précoce de la vie [64].

Des cyclophosphamides ont été administrés aux souris pendant la période de maturation sexuelle afin de provoquer des lésions permanentes des testicules et des troubles du développement des spermatozoïdes.

L’administration de MOTS-c a effectivement contribué à maintenir la structure des spermatozoïdes et le processus de spermatogénèse.

L'expression des gènes importants impliqués dans le maintien des cellules reproductrices, la régulation hormonale et le développement des tissus s'est déplacée vers des valeurs normales.

Cela incluait les gènes Piwil2, AGT et PTGDS, dont l’activité a été perturbée par la chimiothérapie.

Les résultats suggèrent que MOTS-c peut aider à stabiliser le fonctionnement des mitochondries et l’expression des gènes lors du développement des ovaires, en soutenant la conservation des fonctions reproductives après l’exposition à la chimiothérapie dans un modèle animal.

Li et al. (2019) : des changements rappelant le vieillissement prématuré

Li et ses collaborateurs (2019) ont étudié si MOTS-c pouvait inverser les changements prématurés rappelant le vieillissement induits par une exposition prolongée à la D-galactose chez les souris [65].

Dans ce modèle, on a observé une accumulation anormale de graisse dans l'estomac, la graisse tissulaire et la peau, ainsi que des lésions intestinales et des perturbations de la régénération cellulaire.

De nombreux tissus présentaient également des dysfonctionnements de la structure et de la dynamique des mitochondries.

L’administration de MOTS-c a effectivement réduit l’accumulation inadaptée des lipides, a restauré une structure mitochondriale plus avantageuse et a normalisé l’activité des gènes contrôlant leur division et leur fusion.

Dans les intestins, la structure des tissus s’améliorait, la prolifération cellulaire augmentait et le niveau des marqueurs de dommages à l’ADN liés au vieillissement diminuait.

Bien que les changements de masse corporelle et de concentration de glucose dans le sang soient minimes, MOTS-c a montré un effet protecteur significatif au niveau des tissus.

Les résultats suggèrent que le peptide pourrait limiter les dommages sélectionnés liés au vieillissement accéléré dans un modèle animal expérimental.

Yin et al. (2024): MOTS-c et le développement du cancer de l’ovaire

Yin et ses collaborateurs (2024) ont étudié le rôle du MOTS-c dans la progression du cancer de l’ovaire [66].

Chez les patientes atteintes de cancer de l'ovaire, on a observé des concentrations significativement plus faibles de MOTS-c dans le sang et dans les tissus cancéreux.

Une faible expression du peptide était également associée à une pire qualité de vie.

Dans les modèles de cellules cancéreuses, MOTS-c a considérablement réduit la croissance, la migration et l'invasion des cellules, tout en augmentant l'intensité de la mort cellulaire programmée et en empêchant l'avancée du cycle cellulaire.

Au niveau moléculaire, MOTS-c s'est lié au protéine oncogène LARS1 et a favorisé sa dégradation en bloquant l'action stabilisatrice de l'enzyme de déubiquitination USP7.

Cela a conduit à une diminution du niveau de LARS1, une protéine impliquée dans les processus favorisant la croissance des tumeurs.

Dans les modèles murins, l'administration de MOTS-c a considérablement réduit la taille des tumeurs sans provoquer de toxicité détectable dans les conditions étudiées.

Les résultats indiquent que MOTS-c peut inhiber la croissance du cancer de l’ovaire dans des modèles expérimentaux en désactivant une protéine qui favorise le développement du cancer.

Ils ne constituent cependant pas de preuve de l’efficacité anticancéreuse de MOTS-c chez les patientes.

Tableau 1. Synthèse des fonctions biologiques du MOTS-c dans différents organes et modèles de maladies

Domaine de recherche Les maladies ou les conditions étudiées Principales effets observés par MOTS-c Les mécanismes les plus importants Type de preuves
Régulation métabolique et diabète Le vieillissement, l’obésité, le diabète de type 1 et 2, le diabète gestationnel Amélioration du métabolisme de la glucose, de la sensibilité à l'insuline et des lipides ; réduction de l'augmentation de la masse corporelle ; protection des cellules β AMPK, Nrf2, translocation nucléaire, régulation des gènes métaboliques Animaux, cellules, données limitées sur les biomarqueurs chez l'homme [2–5, 8–11, 13, 16]
Protection du cœur Cardiomyopathie diabétique, hypertension, insuffisance oculaire et reperfusion, septicémie Conservation de la structure et des fonctions cardiaques, amélioration de la fonction mitochondriale, réduction du fibrose et de l’inflammation AMPK–Nrf2, AMPK–HIF-1α–PFKFB3, NRG1–ErbB4, régulation ERK/JNK/STAT3 Animaux, cellules, observations limitées chez l'homme [5, 7, 10, 12, 14, 15, 24, 27, 60]
Protection de la fonction hépatique NASH, fibrose hépatique associée à la diabète Réduction de l’ostéolyse, de l’inflammation, de l’apoptose et de la fibrose ; amélioration du métabolisme mitochondrial Stabilisation de Bcl-2, Keap1–Nrf2, inhibition de TGF-β/Smad Les animaux et les cellules [6, 54]
Action antivirale et cancer du foie HBV chronique, cancer du foie Réduction de la réplication du virus, amélioration des indices de fonction hépatique, restauration de la sensibilité des cellules cancéreuses à l’apoptose MAVs, une reconstruction mitochondriale dépendante de la myh9–actine, AMPK–MEF2A–DR4/DR5 Les lignées humaines, les animaux, les cellules [55, 56]
Protection des poumons ARDS, insuffisance cardiaque et réperfusion, asthme, inflammation pulmonaire post-traumatique, infections Protection de la barrière pulmonaire, réduction du stress oxydatif, inflammation et ferroptose HMOX1, NQO1, Nrf2, PPARγ, AMPK–SIRT1 Animaux, cellules, observations cliniques [37–44]
Traitement du mal de tête et de l’inflammation Maux osseux cancéreux, douleurs neuropathiques, douleurs inflammatoires, inflammation de l'intestin grêle Réduction de la sensibilité à la douleur et des inflammations neurodégénératives, amélioration des fonctions mitochondriques AMPK, régulation du microglia, inhibition de la signalisation inflammatoire Animaux et cellules [45-50].
Neuroprotection et fonction cognitive Désordres neuronaux dopaminergiques toxiques, encéphalopathie septicienne, troubles de la mémoire Protection des neurones, amélioration des résultats des tests cognitifs, maintien d'une barrière hémato-encéphalique Nrf2, AMPK, limitation de l’activation des cellules graisseuses Les animaux et les cellules, données humaines limitées [51–53]
Les muscles et l’adaptation à l’effort Sarkopénie liée à l’obésité, au vieillissement et à l’immobilisation Réduction de la perte musculaire, maintien de la force, adaptation à l’effort CK2, AMPK–AKT–FOXO, une signalisation liée à l’effort physique Observations chez les humains, les animaux, les cellules [18, 19, 21, 25, 29, 32, 35]
Réparation des membranes cellulaires Dégâts aux membranes musculaires et aux cellules cardiaques Favoriser la réparation des membranes et la régénération après le stress mécanique TRIM72, PtdIns(4,5)P₂, mécanismes indépendants de l'AMPK Données d'observation, animaux, cellules [20]
La santé des os L’ostéoporose, perte osseuse liée aux implants Réduction de la résorption, soutien à la formation osseuse, maintien de la structure AMPK, TGF-β/Smad, NF-κB/STAT1 Animaux et cellules [30, 31, 34, 36].
Résistance et infections Diabète auto-immunitaire, infection grave par MRSA La régulation de la réponse immunitaire, la limitation de l’inflammation, l’amélioration de la survie TCR–MTORC1, MAPK, AhR/STAT3 Les animaux, les données humaines limitées [11, 57]
Régulation hormonale et reproduction Les hormones thyroïdiennes, les hormones sexuelles masculines, les lésions dues à la chimiothérapie La régulation des axes hormonaux, la conservation des fonctions reproductives Sygnalisation du système nerveux central, régulation métabolique Animaux [58, 62, 64].
Le vieillissement et l'homéostasie Le vieillissement accéléré, le vieillissement des cellules souches Amélioration du fonctionnement des mitochondries, réduction des marqueurs de vieillissement AMPK, inhibition de mTORC1, dynamique mitochondriale Animaux et cellules humaines [61, 65]
Réductions de la croissance des tumeurs Cancer de l'ovaire Réduction de l’augmentation des tumeurs, intensification de l’apoptose USP7–LARS1, dégradation protéasomale Tissus humains, animaux, cellules [66]

Les questions les plus fréquemment posées sur MOTS-c

Est-ce que MOTS-c est un complément alimentaire ?

Non. MOTS-c n’est pas un complément alimentaire approuvé, un nutraceutique, un aliment fonctionnel ou une vitamine. Il s’agit d’un peptide signalique composé de 16 acides aminés codés par l’ADN mitochondrial et naturellement produit dans les cellules humaines et animales. Il est créé à partir d’une courte séquence d’accès qui se trouve dans le gène mitochondrial 12S rRNA. Biologiquement, MOTS-c agit comme une mitochinine, c’est-à-dire un signal d’origine mitochondriale qui fonctionne comme un hormone. Il participe à la régulation de la réponse au stress, au métabolisme énergétique et à l’expression des gènes, mais n’a pas de fonction nutritionnelle liée à l’alimentation.

Les produits vendus en ligne sous la marque MOTS-c sont souvent désignés comme destinés exclusivement à des fins scientifiques (RUO, Utilisation à des fins de recherche uniquement). Cette mention ne confirme ni l’autorisation ni l’utilité du produit pour l’utilisation chez l’homme. Elle ne garantit pas non plus les normes applicables aux médicaments ou aux suppléments autorisés, notamment les conditions de production appropriées, l’identité et la pureté certifiées, la reproductibilité de la série, les études toxicologiques, la stabilité ou la sécurité à long terme.

MOTS-c n'a pas de statut officiel de composant autorisé des compléments alimentaires. La classification juridique dépend de la juridiction. Les études décrites dans cet article portent principalement sur le peptide biologique active expérimentale et non sur le composant alimentaire destiné à la supplémentation.

Est-ce que MOTS-c est utilisé pour brûler la graisse ou pour perdre du poids ?

Il n’existe pas d’utilisation approuvée ni cliniquement confirmée de MOTS-c pour réduire la graisse corporelle ou la masse corporelle chez l’homme. L’intérêt pour ce peptide découle principalement de son effet sur le métabolisme, mais la plupart des données proviennent d’études sur des animaux et d’expériences de laboratoire.

Dans les modèles murins et de rats, le MOTS-c influençait le métabolisme lipidique, augmentait l'oxydation des acides gras, renforçait la signalisation thermogénique dans la masse graisseuse et limitait la formation de lipides dans les muscles squelettiques et l'estomac. On a également observé une amélioration de l'élasticité métabolique lors de stress énergétique ou nutritionnel.

Ces modifications reflètent une régulation du métabolisme et du fonctionnement des tissus, et ne confirment pas une action dépendant de la drogue pour la perte de poids.

Il n’existe pas d’études cliniques contrôlées démontrant que l’administration de MOTS-c réduit la masse corporelle, la quantité de tissu adipeux ou la taille de la taille chez les humains. Il n’a également été établi aucun effet dépendant de la perte de poids cliniquement significatif ni comparé MOTS-c à des méthodes de traitement standard de l’obésité. Les affirmations en ligne concernant la perte de poids reposent donc principalement sur l’extrapolation de résultats animaux ou sur des rapports anecdotiques.

Quel est le dosage recommandé de MOTS-c ?

Il n’existe pas de dosage approuvé ou recommandé de MOTS-c chez l’homme. Aucun des organes de réglementation mentionnés dans l’article, dont la FDA, l’EMA et la MHRA, n’a établi de directives officielles de dosage pour ce peptide.

Les doses et les concentrations présentées dans les études sont expérimentales et concernent des modèles animaux ou des cultures cellulaires spécifiques. Chez les rongeurs, le MOTS-c a souvent été étudié à des doses comprises entre environ 5 et 20 mg/kg de poids corporel, selon le modèle de la maladie et le temps de l’expérience. Dans les études in vitro, des concentrations allant de nanomolaires à micromolaires ont été utilisées.

Ces valeurs ne peuvent pas être directement transposées aux êtres humains.

Il n’existe pas de données pharmacocinétiques établies chez l’homme concernant l’absorption, la distribution, le métabolisme et l’élimination de MOTS-c. Aucune dose initiale sûre, aucune dose maximale tolérable, aucune fréquence d’administration ni durée de la thérapie n’ont pas été déterminées. Les protocoles de dosage publiés sur Internet ne sont donc pas suffisamment confirmés cliniquement.

Existe-t-il un tableau de dosage MOTS-c ?

Non. Il n'existe pas de tableau de doses de MOTS-c standardisé, approuvé par la médecine ni basé sur des études cliniques.

Les tableaux disponibles sur Internet sont non officiels et de nature spéculative. Ils ne reposent pas sur des études de pharmacocinétique, toxicologiques appropriées, ni sur des directives cliniques pour les patients.

Ils utilisent souvent des données issues d’expériences sur des animaux, sans tenir suffisamment compte des différences entre les espèces, des marges de sécurité et des exigences réglementaires.

L'utilisation de ces tableaux pour administrer le peptide seul est associée à un risque inconnu, car la sécurité et l'efficacité de MOTS-c chez l'homme n'ont pas été établies.

Comment le MOTS-c est-il administré dans les études scientifiques ?

Dans la plupart des expériences in vivo, le MOTS-c était administré par voie intraveineuse, généralement par voie intraveineuse (IP) ou par voie intraveineuse (IV).

Dans les études concernant le système nerveux central, on a également utilisé la voie ponctuelle ou coélectrice pour assurer un accès direct du peptide à la moelle épinière.

Ces voies d’administration ont été choisies en raison des propriétés du peptide, notamment sa sensibilité à la dégradation dans l’intestin et la nécessité de contrôler son accessibilité biologique.

La voie d’administration injectable permet aux chercheurs de contrôler plus précisément l’exposition et le temps d’action, ce que la voie orale avec MOTS-c non modifiée ne permet pas.

Les procédures décrites concernent les conditions de laboratoire et non les recommandations d’utilisation chez l’homme.

MOTS-c peut-il être pris par voie orale ?

Le MOTS-c non modifié présente une faible biodisponibilité après administration orale et n'est pas considéré comme une substance appropriée pour cette voie d'administration.

Des études indiquent que le peptide subit une dégradation enzymatique rapide dans l’intestin, ce qui limite son absorption dans le système circulatoire général.

Pour résoudre ce problème, les scientifiques ont étudié des analogues modifiés du MOTS-c, notamment des formes ayant une capacité accrue de pénétration dans les membranes cellulaires et des structures peptidiques améliorant la stabilité et l’absorption par les tissus.

Ces solutions restent toutefois expérimentales, n'ont pas été dûment évaluées chez l'homme et ne sont pas approuvées pour une utilisation clinique ou commerciale.

Actuellement, l’administration orale de MOTS-c n’est pas une méthode ayant une efficacité confirmée.

Quelle est la demi-vie de MOTS-c ?

Les données expérimentales disponibles suggèrent que MOTS-c pourrait avoir une demi-vie biologique relativement courte.

Des études sur les animaux indiquent une élimination rapide du peptide, ce qui, dans certains essais, a nécessité des doses multiples pour maintenir les effets observés.

En outre, le niveau naturel de MOTS-c augmente temporairement lors du stress métabolique ou de l’effort physique, puis diminue. Ceci est conforme à la caractéristique d’une molécule de signalisation agissant de manière transitoire.

Toutefois, le délai de demi-vie exact de MOTS-c chez l'homme n'a pas été déterminé, car des études pharmacocinétiques appropriées n'ont pas été menées.

Le temps d'action, la vitesse d'élimination et le profil d'exposition chez l'homme restent inconnus.

MOTS-c est-il utilisé dans le bodybuilding ?

MOTS-c est souvent évoqué dans les milieux culturels et sportifs, principalement dans le contexte de la résistance, de la performance métabolique et du métabolisme des graisses.

Ces discussions sont toutefois spéculatives et reposent principalement sur des études animales ou sur des rapports subjectifs des utilisateurs.

MOTS-c n'est pas un médicament approuvé pour améliorer la performance sportive.

Il n'existe pas d'études cliniques chez l'homme confirmant que l'administration de ce peptide augmente la masse musculaire, la hypertrophie, la force maximale ou les performances sportives.

Les allégations associant MOTS-c à une amélioration des résultats sportifs ne bénéficient actuellement d'aucune confirmation clinique suffisante.

Le MOTS-c provoque-t-il des effets secondaires ?

Dans les modèles animaux, MOTS-c était généralement décrit comme étant toléré relativement bien.

Lors de ces expériences de courte durée, aucune toxicité systémique notable, aucune modification significative de la pression artérielle ni aucune modification récurrente et significative des marqueurs fonctionnels hépatiques et renaux n'ont été observées.

Cependant, l'absence de données appropriées sur la sécurité chez l'homme constitue un important inconvénient.

Il n'existe pas d'études de sécurité à long terme, d'études sur l'exposition chronique ni d'évaluation adéquate de la toxicité sur la reproduction, de l'activité cancérogène ou de l'interaction entre MOTS-c et les médicaments chez l'homme.

L'absence d'effets indésirables signalés dans les études précliniques ne prouve pas la sécurité d'utilisation chez l'homme. Le risque à long terme reste inconnu.

L'achat de MOTS-c est-il légal ?

MOTS-c est le plus souvent proposé comme un peptide de recherche, désigné comme „ non-utilisable chez l'homme ” ou „ exclusivement destiné à des recherches scientifiques ”.

Sa situation juridique dépend du pays, de la destination déclarée du produit et de la manière dont il est commercialisé.

MOTS-c n'est pas autorisé comme médicament ni comme complément alimentaire destiné à être utilisé chez les humains dans les juridictions concernées.

Le possession de matériel à des fins de recherche peut être légale dans certains régions, mais la vente ou l'utilisation de MOTS-c à des fins d'alimentation humaine ne relève pas des utilisations autorisées.

Plus d'informations sur la distinction entre les substances de recherche et les produits thérapeutiques homologués sont présentées dans les articles. Les peptides sont-ils légaux ? et Médicaments peptidiques approuvés.

Comment MOTS-c se distingue-t-il de NAD+ ?

MOTS-c et NAD+ sont liés au fonctionnement des mitochondries, mais ils appartiennent à des classes de molécules complètement différentes.

NAD+ est un coenzyme métabolique qui se forme dans les voies liées à la vitamine B3. Il participe directement aux réactions oxydoréductives et aux processus de transfert d’énergie.

En revanche, le MOTS-c est un peptide signalique codé par l'ADN mitochondrial.

Il agit comme une mitochonce analogue à un hormone et participe à la régulation de l'expression génique, de la réponse au stress et de l'adaptation métabolique.

Les précurseurs de NAD+ sont légalement commercialisés comme suppléments alimentaires dans de nombreux pays, tandis que le MOTS-c n'est pas approuvé pour l'utilisation comme supplément ou médicament.

Les fonctions biologiques de ces deux organes peuvent se compléter, mais ils ne sont pas interchangeables.

Est-ce que MOTS-c est approuvé pour une utilisation médicale ?

Non. MOTS-c reste objet d'études précliniques et translatines.

Il n’a pas été approuvé pour diagnostiquer, prévenir ou traiter aucune maladie et n’est pas inclus comme méthode de traitement dans les directives de la pratique clinique.

Tous les usages abordés ont un caractère de recherche.

Qui doit éviter MOTS-c ?

Comme MOTS-c est un peptide expérimentale sans utilisation approuvée chez l'homme, il ne doit pas être utilisé seul.

Il est particulièrement important de disposer de données sur la sécurité chez les femmes enceintes et allaitantes, les personnes souffrant de maladies chroniques et les patients prenant des médicaments sur ordonnance.

Les peptides expérimentaux ne devraient être étudiés que dans des conditions scientifiques convenablement contrôlées et ne doivent pas être utilisés pour une utilisation autonome.

Résumé

MOTS-c est un peptide d'origine mitochondriale, constitué de 16 acides aminés, étudié pour sa fonction dans la signalisation métabolique, la communication entre les mitochondries et le noyau cellulaire, l'adaptation au stress et la réponse des tissus aux lésions.

Les études décrites dans cet article portent sur le diabète, la biologie musculaire, les lésions cardiovasculaires et pulmonaires, l’inflammation, les modèles neurologiques, les maladies hépatiques et d’autres domaines de recherche expérimentaux.

Dans de nombreux résultats, les voies AMPK, Nrf2, CK2 et d'autres mécanismes signalés dépendants de la nature de la cellule se retrouvent à l'origine des résultats. Leur importance varie toutefois selon le modèle et l'effet analysé.

Il reste crucial de distinguer entre le fondement biologique de l’action et les preuves cliniques.

Beaucoup des effets décrits proviennent d’expériences contrôlées en laboratoire ou de modèles animaux, tandis que les données concernant les humains sont souvent d’ordre observationnel ou concernent des biomarqueurs.

Ces résultats ne confirment pas que l'administration de MOTS-c provoque les mêmes effets chez les humains.

Les questions concernant la pharmacocinétique, la sécurité à long terme, l'efficacité clinique, la qualité des produits et le statut réglementaire de MOTS-c restent sans réponse.

Avis de non-responsabilité

Cet article a un caractère scientifique et éducatif. Il ne constitue pas de conseil médical ni de recommandation d’utilisation de MOTS-c dans le cadre d’une administration autonome, d’un supplément alimentaire, d’un traitement de maladies, d’un régime de perte de poids ou d’une amélioration de la performance sportive.

Les descriptions des méthodes expérimentales d’administration, des doses et des mécanismes moléculaires servent à présenter fidèlement les recherches scientifiques. Elles ne constituent pas d’instructions d’utilisation de MOTS-c chez l’homme.

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